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Culture

Archéologie: Le site de Tamuda livre ses secrets

Par L'Economiste | Edition N°:3638 Le 17/10/2011 | Partager
Du Maroc de la préhistoire aux premiers siècles de notre ère, le puzzle se reconstruit
Réouverture après deux ans de travaux de réaménagement
Tamuda sur les traces de Volubilis

Les soubassements des murs sont faits en pierres, les élévations sont en briques crues. Ces caractéristiques font de Tamuda un site archéologique de premier ordre, indispensable pour comprendre la charnière historique s’étalant entre la préhistoire et les premiers siècles de notre ère

Tamuda, un site peu connu du public, rouvre ses portes aux chercheurs. Après une série de travaux de restauration et de mise en valeur, le site archéologique le plus important de la région de Tétouan est de nouveau prêt à recevoir des visiteurs. La relance du site a eu lieu lors d’une cérémonie présidée la semaine dernière par le ministre de la Culture, Bensalem Himmich. Tamuda, dont le nom berbère signifie “marais”, est le site d’un ancien noyau urbain situé dans la vallée de l’oued Martil. Il a été découvert en 1922 par des chercheurs espagnols qui y effectuaient des fouilles archéologiques durant le protectorat. Ce n’est que dans les années 1990 que le site a connu, à nouveau, des recherches effectuées par des Marocains. Les fouilles sur le site de Tamuda ont permis d’éclairer sur le passé de cette ville. Le quartier sud de Tamuda se présente sous forme d’un rectangle orienté est-ouest, et semble avoir un plan régulier, une caractéristique inédite dans les autres sites datant de la même époque. Le quartier-est se présente sous forme d’un ensemble d’îlots constitués de maisons avec des chambres rectangulaires. Les soubassements des murs sont faits en pierres, les élévations sont en briques crues. Ces caractéristiques font de Tamuda un site archéologique de premier ordre, indispensable pour comprendre la charnière historique s’étalant entre la préhistoire et les premiers siècles de notre ère. C’est pour cela que l’intérêt pour Tamuda est aussi important, expliquant les efforts faits pour aménager le site et faciliter sa visite par les chercheurs avec un investissement de plus de 4 millions de DH. Le site, qui s’étale sur cinq hectares, a connu un aménagement total avec la construction d’un parcours, d’une conservation qui fait office de logement pour le conservateur, en plus d’un guichet et d’un laboratoire. Pour le ministère, il s’agit d’aller au-delà en faisant de Tamuda un véritable centre de tourisme culturel, comme l’est déjà Volubilis ou des sites similaires en Europe. Une première action vient d’être annoncée. Il s’agit de l’organisation prochaine d’un festival baptisé Tamuda-Tétouan, en coordination avec les autorités locales. Il sera, à l’instar du festival Volubilis-Meknès, dédié à la promotion et au rayonnement de cet important site antique.

Passé glorieux

En quittant Rusadir (aujourd’hui Melilla), Hannon, le navigateur carthaginois qui a exploré une partie des côtes africaines à une date incertaine, (entre -630 et -530), jeta l’ancre à Tamuda, qui est le nom néo-punique d’une cité située en aval de l’actuelle Tétouan sur l’actuel fleuve Martil. Les fouilles dans cette ville ont révélé des vestiges qui remontent au VI siècle avant J.-C. Tamuda a été une petite cité active produisant de la céramique et exportant les richesses naturelles de l’arrière-pays. Elle connut des violences au milieu du Ier siècle avant J.-C., détruite et abandonnée peut-être par l’insurrection des tribus maurétaniennes (berbères) en 40-44. Un camp romain fut installé au IIe siècle avant d’être évacué sous le règne de l’empereur romain Honorius (395-423). Parmi les vestiges, les spécialistes ont découvert un vase aux confluences des fleuves Martil et Kitzan, daté des VIII et VII siècle avant J.-C. La ville de Tamuda subit, vers la fin du premier siècle av. J.-C., une destruction liée à un incendie. Cette destruction, attestée sur plusieurs sites du nord du Maroc, est liée aux faits historiques qui ont marqué la Maurétanie à cette époque, à savoir les luttes entre le roi Bogud, allié d’Antoine, et le roi Bocchus, allié d’Octave, lors de la révolte des habitants de Tanger en 38 av. J.-C. Tamuda fut détruite définitivement vers 40 ap. J.-C., lors de l’intervention des troupes romaines en Maurétanie et la révolte d’Aedemon. Au IIe siècle ap. J.-C., les Romains construisent sur les ruines de Tamuda un camp militaire dépourvu de tours mais présentant des angles arrondis. A la fin du IIIe siècle, ce camp fut remanié et on y a rajouté des tours semi-circulaires aux angles et aux courtines.

De notre correspondant, Ali ABJIOU

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