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Régions

Agadir/Bensergao: «Intifada» au quartier Aghroud

Par L'Economiste | Edition N°:3624 Le 27/09/2011 | Partager
Les habitants attendent depuis 40 ans des autorisations pour aménager leurs parcelles
Manifestations musclées que les forces de l’ordre ont du mal à contenir
L’autorité met le holà aux constructions illégales

OBSTRUCTION de la voie publique, débandade, désordre, jets de pierre… le quartier Aghroud dans la commune de Bersergao, à quelques kilomètres du centre-ville d’Agadir, est sous tension ces derniers jours. En fin de matinée, hier, lundi 26 septembre, la circulation était bloquée sur la route traversant Bensergao vers Inezgane. Les habitants du site étaient encore une fois sortis battre le pavé pour manifester leur mécontentement quant à leurs conditions de vie et réclamer des autorisations de construire leurs parcelles. Pour maintenir le calme, les forces de l’ordre sont intervenues, mais difficile de contenir tout le monde. Les manifestants courraient dans tous les sens chassés par les forces de l’ordre au beau milieu de la chaussée sous les regards des automobilistes coincés à mi-chemin sur la double-voie, ne pouvant ni rebrousser chemin ni aller de l’avant. «Cela fait 40 ans que nous sommes oubliés et laissés-pour-compte», lance un membre de l’association Al Amal, constituée pour défendre les intérêts des habitants de la localité. Selon lui, le quartier Aghroud manque d’infrastructures de base. «Nous sommes à 7 km d’un centre de santé et autant d’une administration ou encore d’un collège. Pourtant, nous sommes presque au cœur de la commune urbaine d’Agadir», martèle-t-il. Il est vrai que ce site manque de beaucoup de choses. C’est d’ailleurs pour cela qu’un projet de restructuration avait été arrêté depuis des années suite à un nouveau plan d’aménagement en 1999. Mais le programme de restructuration n’a jamais été véritablement mis en œuvre, car le dossier n’a pas été validé par les administrations concernées, à savoir la commune urbaine, la wilaya et l’Agence urbaine. Et ce, malgré plusieurs réunions pendant des années, explique une source institutionnelle bien informée. Les habitants de la localité disent s’être manifestés à travers de nombreux courriers ces dernières années à plusieurs instances locales et même à Rabat. «Malgré nos lettres et nos doléances, les élus ne sont jamais venus nous voir. Il a fallu que nous descendions dans la rue ces derniers jours pour qu’enfin on s’intéresse à nous», déplore un habitant d’Aghroud. Contacté par L’Economiste, Tariq Kabbage, maire de la ville, considère que le plan d’aménagement arrêté est inadéquat pour le site. Il rejette également la faute du retard du dossier de restructuration du site sur l’autorité de l’époque et sur l’Agence urbaine. Mais les manifestants ne sont pas convaincus. «Onze dossiers ont été déposés depuis 2006 auprès de la commune urbaine pour demande d’autorisation de construire, mais ils sont restés sans réponse et n’ont été déposés à l’Agence urbaine que la semaine dernière. Aujourd’hui, nous n’avons plus confiance, quoi que l’on nous dise», déplore l’un des habitants. Comme lui, d’autres concernés se disent prêts à tout. Et il semble qu’il faut véritablement du concret pour les contenir. «Nous avons trop attendu», lance l’un d’eux.

Mesures

«C’EST parce que nous avons été ignorés durant des années que nous sommes passés outre toute autorisation et que nous avons entrepris de construire nos parcelles», explique un habitant de la localité. Les autorités locales ont entrepris, à travers plusieurs réunions, d’arrêter le désordre, mais les habitants en infraction ne voulaient rien savoir. C’est ainsi que des mesures ont été mises en place pour empêcher, par les voies menant au quartier en question, toute introduction sur le site de matériaux de construction. Face à ce dispositif, les habitants des lieux n’ont pas tardé à se soulever.

De notre correspondante, Malika ALAMI

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