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Politique Internationale

ONU: Le coup de poker de Mahmoud Abbas

Par L'Economiste | Edition N°:3623 Le 26/09/2011 | Partager
La demande d’adhésion met Israël au pied du mur
Sa Majesté le Roi soutient l’initiative

UN peu plus de 60 ans après le plan de partage de la Palestine, Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, a déposé vendredi dernier une demande d’adhésion à l’ONU transmise pour examen au Conseil de sécurité. Ce faisant, le président palestinien prend de revers Israël, dont le principal allié les Etats-Unis ont tenté d’avorter l’initiative jusqu’aux dernières minutes. La requête déposée demande une reconnaissance de l’Etat de Palestine, avec comme capitale Jérusalem-Est, comme membre à part entière des Nations unies sur la base des frontières de 1967. Une demande d’ailleurs soutenue par le Maroc qui par la voie de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a adressé un message de félicitations au président palestinien. A travers cette initiative, l’Autorité palestinienne compte contraindre la communauté internationale à appeler à de nouvelles négociations de paix avec Israël. Mahmoud Abbas a accusé le gouvernement israélien «d’avoir sapé tous les efforts de paix», affirmant que la colonisation juive était en train de détruire une solution pacifique. «Nous sommes prêts à revenir immédiatement aux négociations sur la base des références fondées sur le droit international et d’un arrêt total de la colonisation», a déclaré Abbas, notamment en référence aux lignes de 1967. La requête d’Abbas a malgré tout été désapprouvée par le Hamas qui a jugé son discours «sans substance».

Retour du Quartette

Concrètement, Abbas a mis la balle dans le camp de la communauté internationale et plus particulièrement dans celui du Conseil de sécurité de l’ONU qui doit se prononcer sur ladite adhésion. L’ambassadeur du Liban, Nawaf Salam, qui préside le Conseil en septembre, a annoncé une réunion ce lundi après-midi pour une première séance de consultations concernant la requête palestinienne. Entre-temps, le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, UE, ONU) proposait, moins de quatre heures après le discours, une reprise des négociations de paix avec l’objectif d’aboutir à un accord fin 2012. Une déclaration de l’ONU a été rédigée en ce sens, prévoyant une première rencontre entre les deux belligérants dans un mois. Un engagement d’aboutir à un accord définitif fin 2012 «au plus tard» serait pris lors de cette même réunion préparatoire.
Prudente, la direction palestinienne a déclaré étudier le communiqué du Quartette dès son retour en Cisjordanie. Le négociateur palestinien Saëb Erakat a appelé vendredi Israël à «saisir l’occasion offerte par le Quartette», l’exhortant à arrêter la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Ce son de cloche inquiéterait visiblement Israël, vu le contexte géopolitique précaire lié à la dégradation de ses rapports avec l’Egypte et la Turquie. Pourtant, forts du soutien indéfectible des Etats-Unis, les Israéliens s’opposent catégoriquement à l’initiative d’Abbas, affirmant qu’un Etat palestinien «ne peut être que le résultat d’un accord de paix». L’administration américaine, quant à elle, a averti qu’elle y opposerait son veto au Conseil de sécurité si nécessaire. Les Palestiniens comptent obtenir les 9 voix sur 15 nécessaires au Conseil pour valider une demande d’adhésion, ce qui forcerait Washington à recourir au veto.

A. N.

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