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Finances-Banques

Résultats semestriels: Sonasid se ressaisit

Par L'Economiste | Edition N°:3623 Le 26/09/2011 | Partager
Hausse de 27% des revenus, doublement des profits
Situation toujours tendue dans le secteur

Sonasid enregistre une hausse de 7% de ses ventes au premier semestre à 470.000 tonnes. Pour la seconde moitié de l’année, le management anticipe une tension plus forte sur les prix et les volumes qu’au semestre précédent. Les professionnels attendent toujours une reprise du marché de la construction

SONASID sort la tête de l’eau au premier semestre 2011, mais anticipe une deuxième moitié d’année difficile. Le sidérurgiste enregistre à fin juin un chiffre d’affaires de 2,7 milliards de DH en progression de 27%. Les ventes de l’opérateur ressortent en hausse de 7% à 470.000 tonnes. Cette performance rompt avec le plongeon des réalisations de 2010. Les revenus de la filiale d’Arcelor Mittal avaient à l’époque chuté de 1 milliard de DH. La méthode Azami, nouveau patron de l’entreprise depuis janvier, semble produire ses premiers effets. A noter que Nasr-Eddine Azzam, directeur financier, a été récemment remplacé par Abdelilah Fadili.
Pour rappel, le dernier exercice avait mis en évidence les limites du sidérurgiste, notamment face à la recrudescence de la concurrence. A fin juin sa part de marché est estimée à 53% contre près de 80% il y a moins de cinq ans.
Aujourd’hui, le management attribue ses performances au premier semestre à un meilleur contrôle du marché notamment l’effet prix/volume et la marge. Le résultat d’exploitation bondit donc de 71% à 135 millions de DH. Quant aux profits, ils atteignent 103 millions de DH en progression de 115%.
Cependant, le marché de la sidérurgie est loin de s’assagir. En plus de composer avec la conjoncture régionale qui a des incidences sur l’activité, la surcapacité persiste, même si elle est commune au pays du pourtour de la Méditerranée, note Azami. Au Maroc, elle a augmenté de 15% par rapport à 2010. Selon les petits calculs du DG, le problème pourrait être résorbé en 2017 sur la base d’une croissance moyenne de 5% par an. Sauf que pour l’instant, les perspectives ne sont pas optimistes, d’où la mise en garde de Sonasid sur ses réalisations au second semestre. Globalement, la profession attend toujours une reprise convaincante de l’activité dans les BTP. En attendant, ils prévoient une tension plus forte sur les prix et les volumes qu’au premier semestre. Une autre crainte pour le secteur est la flambée des importations qui pourrait découler du démantèlement tarifaire avec l’Europe en mars 2012. «C’est la plus grande menace pour le secteur», reconnaît Azami. Jusque-là, les importations représentent entre 5 à 7% de la consommation nationale. Pour Azami, la hausse de ce ratio pourrait fragiliser certains opérateurs, surtout ceux qui n’ont pas la maîtrise de leur outil de production. «Si les importations augmentent, nous assisterons à une sélection naturelle».

F. Fa

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