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Economie Internationale

Tunisie/Audiovisuel
Grande polémique autour du projet de loi
De notre correspondante, Yousra MAHFOUD

Par L'Economiste | Edition N°:3623 Le 26/09/2011 | Partager
Les professionnels «pas consultés»
Ils dénoncent les prérogatives «dangereuses» de la future instance
Une centaine de journaux, 10 licences radio accordées depuis la révolution

Longtemps muselée par l’ancien régime, la presse tunisienne tente de faire sa propre révolution. Sa relation s’est sensiblement améliorée avec le citoyen qui apprécie de plus en plus son indépendance et son nouveau «franc-parler»

Depuis le déclenchement des événements du 14 janvier, les médias ne parlent que de révolution, de politique, de déboires du président déchu et de sa famille. Un changement de taille. La langue de bois d’une certaine presse dite jadis partisane a cédé le pas au vrai travail de terrain, d’enquête et d’investigation. Un visage caché que l’on ne connaissait pas jusque-là.
Du jour au lendemain, la presse, longtemps muselée par l’ancien régime, a tenté de faire sa propre révolution. Sa relation s’est sensiblement améliorée avec le citoyen qui apprécie de plus en plus son indépendance et son nouveau «franc-parler». Aussi, le secteur a vu l’arrivée de nouveaux-nés, avec une centaine de publications de presse écrite et une dizaine de licences accordées pour de nouvelles stations radio et 4 avis favorables pour des stations télé.
Cette image positive va-t-elle perdurer? L’ombre de l’autocensure est-elle toujours là? Quid des problèmes structurels dont souffre le secteur (financement, marché exigu, problèmes de distribution pour la presse écrite,…)? Difficile pour l’heure d’y répondre.
Aujourd’hui, à quelques semaines des élections pour la constituante (cf. www.leconomiste.com), une grande polémique secoue le secteur.
A l’origine, l’annonce de la mise en place d’un nouveau code de la presse et d’une haute instance de communication audiovisuelle (HICA). Le projet comporte, selon les professionnels, des anomalies diverses, comme la création d’une instance qui va dépasser son rôle de régulation pour être une instance de contrôle. L’article 15, poursuivent les opérateurs, permet à l’instance de s’immiscer dans la programmation. Une prérogative jugée dangereuse pour la liberté de la presse.
Aussi, l’article 16 délimitant les compétences de cette instance lui attribue des prérogatives très larges. Elle accorde les autorisations de création de radios et télévisions et tranche à la fois dans les litiges concernant l’octroi de ces autorisations. Aujourd’hui, le plus dangereux, estime la profession, est d’élaborer un texte sans associer ou prendre l’avis des professionnels.

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