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Europe

Crise budgétaire: L’euro est en danger!

Par L'Economiste | Edition N°:3622 Le 23/09/2011 | Partager
Les déséquilibres budgétaires menacent l’union monétaire
La BCE propose des sanctions financières

L’EURO est emporté dans la tourmente. Et pour cause, les dépenses incontrôlées des Etats de la zone euro et la crise de la dette qui en a découlé, estime une récente étude de la Banque centrale européenne (BCE), publiée jeudi 22 septembre. Ses auteurs avertissent que la situation extrême de certains pays pris individuellement risque de saper la stabilité, la croissance et l’emploi, de même que la pérennité de l’Union économique et monétaire (UEM). L’étude propose des sanctions financières pour les pays dont le déficit dépasse les 3% du PIB. Elle recommande aussi que les déficits budgétaires nationaux soient approuvés au niveau européen en cas de dépassement des niveaux de sécurité et que les Etats soient placés sous tutelle financière si les programmes d’ajustement ne remplissent pas les objectifs. La BCE ajoute qu’il est impossible de dire avec certitude si les dernières réformes suffiront à assurer des politiques budgétaires saines. Les Etats doivent en outre s’engager à corriger les dérapages budgétaires passés sans concession. Celle-ci évoque comme exemple le plafond d’endettement adopté par l’Allemagne, qui l’oblige à enregistrer les déficits structurels dans un compte à part, à équilibrer au fil du temps. Un pays qui aura demandé l’aide du futur Mécanisme européen de stabilité (ESM) sera placé sous tutelle judiciaire si son programme d’ajustement échoue, réclame la Banque centrale. Trois pays bénéficient de l’aide de leurs partenaires européens et du FMI: le Portugal et l’Irlande dans le cadre du fonds d’aide FESF (qui sera remplacé en 2013 par l’ESM) et la Grèce en dehors de ce programme.
Tout un débat est créé autour de la rigueur budgétaire. «Les pays de la zone euro essaient tous aujourd’hui de réduire en même temps leurs déficits publics rapidement avec l’objectif de les faire disparaître. Pour atteindre cet objectif, ils ont accru les impôts et réduit les dépenses publiques sans vraiment avoir de principes», indique dans une note récente Patrick Artus, economiste chez Natixis.
Justement, quelle aurait été la croissance de la zone euro avant la crise si les politiques économiques avaient été normales? Pour Natixis, les politiques budgétaires de la zone euro vont devoir être durablement restrictives surtout si la règle d’or est mise en place dans beaucoup de pays (Espagne, France…). De ce fait, le désendettement du secteur privé va se poursuivre et le partage des revenus va se déformer au détriment des salariés. «Ceci veut dire que la croissance future de la zone euro va nécessairement être inférieure à la croissance d’avant crise corrigée des anomalies des politiques économiques, c’est-à-dire, on l’a vu plus haut, 1,1%/an», tient à préciser l’analyste Artus.

Mobilisation

LES gouvernements et institutions de la zone euro doivent agir rapidement pour résoudre la crise de la zone euro, déclarent sept des dirigeants des pays du G20 dans une lettre adressée au président français Nicolas Sarkozy. De son côté, Barack Obama a également exhorté la communauté internationale à prendre des mesures pour relancer l’économie mondiale à quelques semaines du G20. Les pays occidentaux n’auraient pas d’excuses s’ils retombaient en récession, a averti, pour sa part, le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick à l’ouverture des assemblées annuelles de la Banque et du Fonds monétaire international à Washington. L’Europe, le Japon et les Etats-Unis doivent agir pour s’attaquer à leurs graves problèmes économiques avant qu’ils ne deviennent encore plus graves pour le reste du monde, a-t-il prévenu. Zoellick les a appelés à éviter le protectionnisme.

F. Z. T.

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