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Export de produits agricoles: Tendance toujours orientée à la hausse

Par L'Economiste | Edition N°:3622 Le 23/09/2011 | Partager
Forte percée des expéditions des huiles et olives de table
Marchés diversifiés pour les agrumes et concentrés pour les primeurs

Lors de la campagne 2010/2011, les exportations d’huile d’olive ont pratiquement doublé: 38.680 tonnes contre 19.330. Cela représente l’équivalent de 230.000 tonnes d’olives. Ce qui donne un rendement moyen de 18%. Toutefois, l’huile extra-vierge n’a représenté que 5.500 tonnes du volume exporté

La crise économique mondiale n’a pas eu réellement d’impact sur nos exportations agricoles. Bien au contraire, tous les produits agricoles frais et transformés affichent une tendance à la hausse. Du moins pour ce qui est des volumes expédiés. Le bilan du ministère de l’Agriculture ne renseigne pas en effet sur les valeurs réalisées. Certes, les statistiques de l’Office des changes fournissent ces valeurs, mais elles s’appuient sur l’année calendaire alors que les exportations des produits agricoles se réfèrent aux campagnes de production. D’où des décalages entre les deux sources.
Quoi qu’il en soit, une croissance à deux chiffres est à relever pour certains produits phares. Globalement, l’export des produits transformés a augmenté de 23% par rapport à la campagne précédente. Il est passé de 244.000 tonnes en 2009/2010 à 299.340 tonnes la saison d’après. Cette évolution renferme bien évidemment des hauts et des bas. C’est ainsi que les fruits et légumes en conserves ou congelés ont accusé une baisse des volumes variant entre 12 et 21%.
Ce recul est dû, selon les professionnels, «au manque de la matière première». La pluviométrie à la fois abondante et prolongée avait en effet impacté certains produits horticoles comme l’abricot, l’haricot vert et l’artichaut fort utilisés par l’industrie de la conserve. Sans oublier la flambée qui s’est emparée de l’ensemble des produits maraîchers durant l’hiver et le printemps derniers.
A l’opposé, les sorties des produits de l’herboristerie et les épices ont bondi de 38,8% à 50.083 tonnes contre 36.073 en 2009/2010. Les cornichons et câpres ont également amélioré leur volume de 11,7% à 17.230 tonnes.
Mais la forte percée a été de loin réalisée par le secteur oléicole. Ceci, sous l’effet de l’accroissement de la production des olives. Les nouvelles plantations modernes réalisées dans les différents périmètres irrigués ont commencé à donner leurs fruits. En 2010/2011, la récolte atteint près de 1,5 million de tonnes contre 850.000 tonnes, deux campagnes auparavant. Il en a résulté un volume d’huile d’olive exporté de 38.680 tonnes, soit le double du niveau atteint en 2009/2010. Ces quantités représentent par ailleurs l’équivalent de 230.000 tonnes d’olives. Ce qui donne un rendement moyen de 18%.
Les professionnels font part aussi d’une forte tendance à l’amélioration de la qualité du produit puisque l’huile extra-vierge a représenté 5.500 tonnes. Pourtant, le potentiel export en huile d’olive est jugé énorme, tout particulièrement sur les marchés nord-américains, mais à la condition de se conformer aux exigences requises. Pari relevé par certains leaders nationaux aussi bien pour l’huile que pour les olives de table.
D’ailleurs, certains faiseurs d’olives n’exportent que sur les Etats-Unis et le Canada et en emballage directement consommateur. C’est ce qu’explique aussi l’augmentation des exportations d’olives de table. Au terme de la campagne, le volume expédié toutes destinations confondues a atteint 69.130 tonnes contre 64.255 tonnes en 2009/2010. A noter, toutefois, que le vrac prédomine pour ce qui est des expéditions destinées aux marchés de l’UE.
Les deux autres produits de l’export, à savoir les agrumes et primeurs, ne sont pas en reste. Pour les agrumes, la campagne a terminé sur 530.000 tonnes, en hausse de 9% par rapport à 2009/2010. Mais ce volume représente moins du tiers de la production dont le niveau s’est établi à 1,7 million de tonnes. C’est dire que la part exportable peine à reprendre depuis bientôt 5 années. Car, en 2005, les sorties représentaient plus de 45% de la production. Mais face à la bonne recette réalisée sur le marché local, les producteurs s’y orientent de plus en plus. Surtout qu’il assure une trésorerie immédiate et où le risque de paiement est mieux maîtrisé.
Or, l’export s’effectue actuellement pour moitié sur le marché russe jugé à haut risque de paiement. «Du moins selon des délais assez longs», nuance un opérateur du Souss. A l’inverse, le marché des primeurs est par excellence européen. Les réalisations ont porté cette saison sur 730.000 tonnes en hausse de 8% par rapport à la campagne antérieure. Les tomates y représentent 374.000 tonnes en progression de 14%. Par contre, la production globale n’a connu qu’une légère augmentation de 1% à 1,7 million de tonnes.

Des top et des flop

Plusieurs projets intégrés regroupant les plantations, huileries et unités de conditionnement, ont été réalisés dans les régions du Haouz, Meknès et Tadla. (cf.www.leconomiste.com.). Et la plupart des vergers sont plantés avec des variétés à haut rendement d’origine locale ou d’importation. Mieux encore, certaines oliveraies sont plantées avec des variétés à vocation 100% huile uniquement. Seulement, à côté de ces fleurons, l’activité traditionnelle prédomine encore avec son lot d’unités de trituration vétustes et insalubres (plus de 30.000 maâsra). De plus, et en dehors des projets intégrés et quelques opérateurs, le secteur manque cruellement de capacité de stockage. Du coup, certains exportateurs procèdent à de simples opérations d’évacuation au lieu de ventes au vrai sens du terme. «Ce qui se traduit par un grand manque à gagner en termes de recettes à l’export et parfois par une concurrence maroco-marocaine», dénonce un opérateur.

A. G.

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