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Economie

IDE/Monde arabe
Le Maroc joue l’exception

Par L'Economiste | Edition N°:3620 Le 21/09/2011 | Partager
Près de 60 projets recensés au premier semestre 2011
Tunisie, Egypte et Libye impactés par le printemps arabe
La Turquie et Israël se taillent la part du lion

Le printemps arabe impacte fortement les décisions d’investissement en Tunisie, en Egypte, en Libye, en Syrie, au Liban et en Jordanie. La situation reste stable en Algérie, tandis que l’activité repart à la hausse au Maroc. La Turquie et Israël se taillent la part du lion

Le Maroc se démarque encore une fois dans le monde arabe. Il vient d’enregistrer la seule hausse significative du nombre de projets d’IDE au premier semestre 2011 (+23% par rapport au premier semestre 2010). C’est ce qu’indique l’observatoire Anima-Mipo dans son bilan des annonces d’investissement et de partenariat en Méditerranée, publié lundi 19 septembre.
Le Maroc qui a été épargné par les soulèvements qui secouent le monde arabe fait aujourd’hui figure d’exception en matière de réformes politiques, mais aussi économiques. Près de 60 projets d’IDE ont été annoncés au cours du premier semestre 2011, soit un rythme similaire à celui des années record 2006 et 2007. «Le pays conserve la confiance des investisseurs et se place juste derrière la Turquie et Israël en nombre de projets détectés, confirmant ainsi la dynamique plutôt encourageante enregistrée en 2010», soulignent les auteurs de l’étude. Les montants restent néanmoins toujours nettement en deçà des niveaux d’avant-crise, avec tout juste 500 millions d’euros (5,6 milliards de DH) annoncés entre le 1er janvier et le 30 juin 2011.
Deux pays se taillent la part du lion, à savoir la Turquie et Israël. Ils attirent plus de 60% des montants annoncés dans la région MED au premier semestre 2011, un record absolu depuis la création de l’observatoire Anima-Mipo. La Turquie conserve la tête du palmarès des pays MED, avec 79 projets détectés et 5 milliards d’euros annoncés. Le pays accuse toutefois une baisse de 30% du nombre de partenariats. En Israël, après le record de 2010 (167 annonces de projets, contre moins de 100 entre 2003 et 2009), le rythme des annonces se maintient et les montants annoncés dépassent déjà les 4 milliards d’euros en un semestre (contre 4,5 au total pour l’année 2010).
Comme on pouvait s’y attendre, le printemps arabe impacte fortement les décisions d’investissement en Tunisie, en Egypte, en Libye, en Syrie, au Liban et en Jordanie.
Les pays pionniers de la révolution arabe, à savoir la Tunisie et l’Egypte, connaissent des baisses sévères du nombre d’annonces d’IDE au premier semestre 2011: environ -40%. Les montants annoncés ne diminuent cependant pas en Tunisie grâce aux investisseurs du secteur des hydrocarbures qui continuent d’affluer comme l’autrichien OMV, le britannique BG et l’italien ENI. En Egypte, après plusieurs mois de quasi-gel des annonces d’IDE, un début d’embellie semble également à l’ordre du jour: 10 projets d’annonces d’IDE ont été détectés pour le seul mois de juin 2011.
Sans surprise non plus, aucun projet d’IDE n’a en revanche été détecté en Libye depuis mi-janvier 2011 avec la prise de participation de la Qatar National Bank (QNB) dans la banque libyenne du commerce et du développement. En Syrie, la situation est analogue: baisse d’environ 80% des annonces d’IDE en nombre de projets comme en montants au S1 2011 par rapport au S1 2010.
Le contexte politique régional pèse par ailleurs lourdement sur l’attractivité de la Jordanie (les IDE baissent d’environ 60%) et du Liban (-40%).
Les six pays connaissent également une chute du nombre de partenariats supérieure à 50%. C’est en effet le premier recul dans l’évolution des partenariats constaté par l’observatoire Anima-Mipo depuis 2003. Les investisseurs tardent à reprendre pied en Algérie. Les annonces d’investissements, dans ce pays, sont stables en nombre de projets après le très médiocre bilan 2010. Même si elles augmentent en montants grâce au méga-projet du parc urbain de l’émirati EIIC et aux nouveaux investissements du géant de l’acier ArcelorMittal dans le complexe d’El Hadjar. La situation s’améliore cependant côté partenariat, avec 11 projets détectés en 6 mois, autant que pour toute l’année 2010.

Les intentions d’investissement marquent le pas

Après une année 2010 de reprise de l’investissement direct étranger (IDE) en Méditerranée, les intentions d’investissement connaissent sans surprise un nouveau ralentissement au premier semestre 2011. Le nombre d’annonces de projets d’IDE dans les pays MED diminue de 23% par rapport au rythme 2010, avec 322 projets détectés au cours des six premiers mois 2011, contre 838 au total en 2010 et 430 au premier semestre 2010. La baisse est légèrement moins marquée en termes de montants d’IDE annoncés : 15,2 milliards d’euros annoncés contre 38 au total pour 2010 et 14,5 milliards au premier semestre 2010.

Fatim-Zahra TOHRY

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