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Politique

Loi électorale: Les choses sérieuses commencent

Par L'Economiste | Edition N°:3619 Le 20/09/2011 | Partager
Emergence de l’axe RNI, PAM, MP et UC
Le PJD veut amender plusieurs dispositions
L’USFP avance 4 réserves

Malgré les 22 réunions entre Taieb Cherkaoui et les chefs des partis, le consensus ne semble pas totalement acquis

Le coup d’envoi de l’examen en commission du projet de loi organique relatif à la Chambre des représentants a démarré hier en présence du ministre de l’Intérieur (voir L’Economiste du lundi). Après la présentation de Taieb Cherkaoui, le débat lancé par les chefs des partis politiques a fait ressortir trois tendances. La première, favorable au texte, fait émerger un axe RNI, PAM, MP et UC. Et c’est Rachid Talbi Alami, chef du groupe parlementaire du RNI-UC, qui a ouvert le bal. Il a mis en avant la méthodologie et les bienfaits des réunions préparatoires qui ont permis aux quatre partis de présenter des propositions communes. Même si son parti, le RNI, était favorable à une liste régionale au lieu de la nationale pour promouvoir les élites locales, il a fait un pas en acceptant la liste nationale. Idem pour le seuil d’éligibilité et le découpage électoral. L’intervention de Latéfa Bennani Smirès, le chef de groupe parlementaire de l’Istiqlal, a abondé dans les généralités. La deuxième tendance est incarnée par le PJD. Son chef du groupe parlementaire, Lahcen Daoudi, a épinglé le consensus dont tout le monde parle alors que les propositions de son parti n’ont pas été acceptées. Il a toutefois concédé que le secrétaire général du PJD a accepté les seuils d’éligibilité.
L’article 5, qui interdit aux femmes de se représenter sur la liste nationale, est également critiqué. Pour lui, «c’est l’affaire des partis politiques et non du ministère de l’Intérieur». Lahcen Daoudi a saisi cette occasion pour interpeller Taieb Cherkaoui sur les ministres qui ont démarré leur campagne électorale avec les moyens de l’Etat. «Au moment où les ministres décident de se présenter aux élections, ils doivent arrêter d’utiliser les voitures de l’Etat et les téléphones de fonction», a martelé Daoudi.
La dernière tendance est représentée par l’USFP qui a émis 4 réserves sur le projet de loi. Pour le chef du groupe parlementaire, Ahmed Zaidi, le découpage électoral est une affaire politique. Les circonscriptions locales doivent avoir au moins 4 sièges. Sa deuxième réserve porte sur le seuil d’éligibilité qui doit être plus grand, dit-il. L’incompatibilité doit s’étendre également aux collectivités territoriales, aux conseils de ville et aux conseils provinciaux. Autre réserve de taille, la liste nationale, une discrimination positive doit rester réservée aux femmes. Il faudra trouver les formules pour impliquer les jeunes dans les prochaines élections. D’ailleurs, la coordination des femmes tenait hier un sit-in devant le Parlement. Sa revendication phare n’a pas changé d’un iota: la liste nationale pour les seules femmes.

Mohamed CHAOUI

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