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Marrakech Art Fair: Un an et déjà des étoiles

Par L'Economiste | Edition N°:3619 Le 20/09/2011 | Partager
L’organisateur distingué parmi les 100 acteurs de la culture de demain
48 nouveaux galeristes cette année, forte présence turque
Défiscalisation de l’art, facilité de transport des œuvres, toujours les mêmes attentes

«L’objectif est de placer le Maroc dans la carte internationale de l’art contemporain», indique Hicham Daoudi. Un objectif difficile d’accès tant que l’économie de l’art, fait observer l’organisateur de Marrakech Art Fair, est soumise à une fiscalisation excessive imposée aux promoteurs de ce «secteur»

Hicham Daoudi, patron d’Art Holding Morocco et initiateur du très couru évènement Marrakech Art Fair, vient d’être classé 36e parmi les 100 grands acteurs décideurs du monde de l’art. Intitulé «Ceux qui feront la culture de demain», ce palmarès a été réalisé par le quotidien français Les Echos dans une série limitée. La 2e édition du salon de l’art moderne et contemporain au Maroc, qui compte une cinquantaine de galeries nationales et étrangères, est très attendue par les aficionados. Elle démarre le 28 septembre à Marrakech. Premières indiscrétions de Daoudi dans un entretien à L’Economiste.

- L’Economiste: Vous venez d’être classé 36e sur les 100 acteurs mondiaux de la culture de demain. Quel est votre sentiment?

- Hicham Daoudi: En fait, le palmarès réalisé en série limitée du quotidien français Les Echos a reconnu l’effort et le travail fournis pour l’art contemporain dans le monde arabe. C’est une distinction qui fait chaud au cœur, cela va sans dire.

- C’est la dernière ligne droite avant la 2e édition du Marrakech Art Fair. Quelles sont les nouveautés de cette année?

- Sans doute une internationalisation de la foire qui accueille cette année 48 galeries avec une forte présence turque, vivier d’artistes émergents. Comme nouveauté également, une ouverture sur l’art vidéo.
Le programme est très riche. Notre objectif est de placer le Maroc dans la carte internationale de l’art contemporain. Aujourd’hui, le marché de l’art marocain a besoin d’un rassemblement d’artistes marocains, de galeristes internationaux, de collectionneurs de différentes nationalités, et de toutes rencontres de genre et de forme, consacrées aux arts des temps modernes. Et puis, dans le sillage du Marrakech Art Fair, plusieurs lieux cultes de la ville ocre se mettront à fêter l’art dans toute sa dimension à l’instar du cinéma Colisée, les résidences d’artistes…


- Comment jugez-vous l’évolution du marché de l’art au Maroc?
- Il évolue incontestablement. Mais il existe de nombreux facteurs qui nuisent gravement à cette évolution. Il s’agit principalement d’une fiscalité excessive imposée aux entrepreneurs et promoteurs de l’art. Et quant l’économie de l’art va mal, c’est la production qui s’en ressent.
En ne faisant rien pour promouvoir l’art, le domaine est condamné. Pourquoi est-il si difficile de mettre en place une TVA culturelle de 5,5% au Maroc à l’instar de ce qui se fait en Europe par exemple? Aujourd’hui, le secteur a également besoin d’une défiscalisation de l’investissement culturel à même de créer une véritable dynamique dans la culture avec les modèles de financement à travers lesquels l’Etat n’aura pas à débourser grand-chose. D’autre part, l’artiste, lui, a besoin de plus de facilités dans ses déplacements et surtout celles de ses oeuvres pour les faire connaître davantage à l’international sans trop se préoccuper des admissions temporaires et des cautions bancaires…

- Après une foire comme celle de Marrakech, point de rencontre des galeristes du monde et des artistes, quelle sera la prochaine étape?
- Constituer un réseau des acteurs de l’art essentiellement. Creuser davantage la piste des musées d’art qui demandent en revanche plus de professionnalisme et donc plus de moyens. L’objectif est de créer des repères communs qui renforcent l’identité culturelle. La culture reste un élément social important qui permet aux citoyens de mieux vivre ensemble, fiers de leurs bâtiments et de leurs références.

Des quatre coins du monde…

Marrakech Art Fair intéresse les artistes des 4 coins du monde. Outre les six galeries stambouliotes qui participent à un événement international pour la première fois hors de Turquie, Marrakech Art Fair accueille également deux acteurs majeurs de la scène new-yorkaise: Metro Pictures et Edwynn Houk Gallery. Et ce ne sont pas les seuls. L’Italie sera représentée par une galerie de premier plan, Galleria Continua basée en Italie, à Pekin et en France. Même les Russes sont intéressés. Et c’est Aidan Gallery qui portera leurs couleurs pour la première fois aussi à Marrakech.

Propos recueillis par Badra BERRISSOULE

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