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Economie

Routes rurales: 2 millions de personnes désenclavées

Par L'Economiste | Edition N°:3619 Le 20/09/2011 | Partager
Le programme nécessite 15 milliards de DH
Un don de 6,7 millions de DH de la BAD

Pour Karim Ghellab, «une étude d’évaluation de l’impact socioéconomique lancée en 2009 a révélé que les taux de scolarisation des filles dans les zones rurales et de fréquentation des centres de santé ont été notoirement augmentés»

«Aujourd’hui, le deuxième Programme national des routes rurales a contribué au désenclavement de 2 millions d’habitants. Le taux d’accessibilité atteint est estimé à 73%». L’affirmation est de Karim Ghellab, ministre du Transport et des Equipements, faite lors d’un séminaire hier à Rabat. L’objectif est de jeter la lumière sur l’état d’avancement de ce programme et ses impacts socioéconomiques. Lors de cette rencontre, le ministre a mis en exergue la stratégie de son département pour achever ce projet fin 2012 au lieu de 2015.
A l’heure actuelle, sur les 15.565 km de routes programmés, 11.833 km ont été lancés dont 7.004 km sont mis en service avec une cadence de 2.000 km par an. Neuf provinces ont connu la mise en place de la totalité de leur programme (Chtouka-Inezegane, Oujda, et Laâyoune). Pour Karim Ghellab, «ces acquis reviennent notamment à l’approche participative à travers la signature de conventions entre son département et le ministère de l’Intérieur et les collectivités locales». Ces contrats ont essentiellement porté sur la fixation de la participation des collectivités locales à hauteur de 15% du coût du projet.
Aussi, la mise en place de la Caisse de financement routier (CFR) a-t-elle contribué d’une manière efficace à la mobilisation des emprunts nécessaires à l’accélération du rythme de réalisation de ces routes. Sur ce volet, le deuxième programme des routes rurales a nécessité une enveloppe budgétaire de 15,5 milliards de DH dont 12 milliards sont mobilisés. Karim Ghellab a saisi l’occasion pour inciter les bailleurs de fonds impliqués dans cette opération (la BAD, la délégation de l’UE, la Banque mondiale) et l’ensemble des partenaires à émettre des recommandations pratiques pour mobiliser dans le plus tôt possible les fonds restants, à savoir 3 milliards de DH. C’est la condition pour terminer le projet en 2012. Sur ce registre, Amani Abou Zeid, représentante résidente de la BAD, a indiqué que «la banque accorde beaucoup d’importance au programme des routes rurales qui permet le désenclavement de la population. Pour nous, il ne s’agit pas d’un simple programme d’infrastructures mais un projet qui a des retombées socioéconomiques importantes». D’ailleurs, la BAD vient d’approuver un don de 6,7 millions de DH. Il sera consacré à l’évaluation d’impact du programme. Karim Ghellab a noté qu’«une étude d’évaluation de l’impact socioéconomique lancée en 2009 a révélé que les taux de scolarisation des filles dans les zones rurales et de fréquentation des centres de santé ont été notoirement augmentés. Idem pour le trafic moyen journalier. En outre, ce programme a permis de réduire les coûts d’achat des produits de base et du transport».

Soumaya BENCHERKI

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