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Economie

Rapport annuel de BAM
Une réforme d’urgence pour la compensation

Par L'Economiste | Edition N°:3619 Le 20/09/2011 | Partager
Sans cela la marge de manœuvre de la politique budgétaire sera réduite
Jouahri passe en revue les défis à relever par le pays
«Il faut bien arbitrer entre le soutien de la croissance et la soutenabilité du budget»

Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib: «Doter les grandes orientations et les stratégies engagées par le pays de mécanismes de gouvernance pour en améliorer le pilotage et l’efficience»

Le très attendu rapport annuel de la banque centrale a été présenté hier, lundi 19 septembre. Très attendu, car le gouverneur de Bank Al-Maghrib y détaille généralement les contours de l’économie nationale et surtout les éventuels points de vulnérabilité. Et même si le diagnostic arrive avec quelques mois de décalage, les constats font souvent prospective. Sur les défis auxquels le Maroc doit faire face, Jouahri précise qu’ils «découlent de son environnement international, avec la reconfiguration des espaces régionaux et le déplacement progressif du centre de gravité de l’économie mondiale vers l’Asie». Autrement dit, la morosité du marché européen, principal partenaire économique du Maroc, impose de s’orienter vers de nouvelles zones géographiques. «Le gouvernement doit relever la réactivité et l’efficacité de son action dans un contexte mondial plus complexe et plus volatil en vue de rehausser la performance globale de l’économie». Ainsi, Jouahri recommande de doter les grandes orientations et les stratégies engagées par le pays de mécanismes de gouvernance pour en améliorer le pilotage et l’efficience. A ce titre, il constate que la concrétisation des stratégies dans certains secteurs notamment à l’export tarde à donner leurs fruits au niveau des principaux indicateurs, en particulier ceux des comptes extérieurs. Chose qui est particulièrement visible aujourd’hui, puisque le déficit commercial atteint des sommets -122 milliards de DH à fin août 2011. Il faut donc, selon lui, «faire évoluer la structure des exportations, tout en accroissant la part des produits à haute valeur technologique et en diversifiant nos débouchés vers des marchés porteurs ». Pour ce faire, Jouahri préconise «la mise en cohérence et l’accélération de l’implémentation des différentes feuilles de route via l’évaluation de la réalisation des engagements de l’ensemble des intervenants». De plus, le gouverneur à une attention particulière au volet du financement public afin d’estimer l’effet budgétaire des mesures par rapport aux objectifs.
Justement, sur ce point, «il est impératif de continuer à assurer sur une base durable la solidité de la position budgétaire et de gérer de manière transparente l’arbitrage inter-temporel entre le soutien de la croissance et la nécessité d’une soutenabilité à moyen terme des finances de l’Etat», relève Jouahri. La poursuite de la flambée de la charge de compensation et des dépenses de personnel constitue un risque de réduction de la marge de manœuvre de la politique budgétaire. Pour le gouverneur, il est important de placer de manière impérative et urgente la mise en œuvre de la réforme de la compensation, à travers le ciblage des populations vulnérables seulement. Ce chantier devrait également s’accompagner de maîtrise, voire la réduction des dépenses de personnel en termes de poids par rapport au PIB.
Par ailleurs, la maîtrise budgétaire est un préalable pour une intégration réussie de l’économie nationale. Cela suppose également «une transition ordonnée de notre régime de change et de la politique monétaire à travers le renforcement de prérequis sur une base durable». L’objectif étant d’accroître la capacité d’ajustement de l’économie aux chocs externes.
Dans ces conditions, la mise en place de plusieurs chantiers urge selon le wali compte tenu de l’environnement interne et externe. Il appelle ainsi à davantage de célérité dans l’instauration des actions favorisant l’adéquation du système d’éducation-formation aux besoins, la poursuite d’une politique de recherche-développement audacieuse, l’efficience de la justice et de l’administration publique ou encore l’amélioration du climat des affaires. Jouahri n’oublie pas de citer la flexibilité du marché du travail, ainsi que l’approfondissement de la lutte contre la corruption.

F. Fa et M. A. B.

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