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Travailler en open-space: Choix ou contrainte?

Par L'Economiste | Edition N°:3614 Le 13/09/2011 | Partager
Meilleure solution pour optimiser l’espace de plus en plus rare
Solutions adaptées pour contourner les problèmes d’intimité
Aménagement de bureau: un marché en plein boom

Le bureau d’un manager doit refléter des impératifs comme la modernité, le confort la position hiérarchique…

«LA productivité des employés est directement liée à leur confort au bureau». Cette phrase résume parfaitement l’enjeu de l’aménagement de bureau pour une entreprise. Il va sans dire qu’un local agréable et bien agencé contribue à l’amélioration des performances, la motivation du personnel, la fidélisation des compétences… sans oublier qu’il s’agit aussi d’un atout de séduction vis-à-vis de la clientèle.
«Vu la forte concurrence sur le marché, la richesse et l’importance d’une entreprise sont reflétées, entre autres, par le standing de ses locaux», affirme Naoual Boucetta, gérante de la société SADI, spécialisée en aménagement et équipement de bureau. Mais au moment où les prix au mètre carré flambent, l’espace devient un luxe à utiliser avec parcimonie. Résultat: les entreprises sont à la recherche de solutions d’optimisation de l’espace de travail en augmentant le taux d’occupation de l’espace, et en supprimant ceux improductifs. C’est la mission assignée aux professionnels de l’aménagement de bureau. Selon eux, les entreprises optent de plus en plus pour l’open-space, car il permet un gain considérable de l’espace (10 à 40%) par rapport à une solution d’aménagement classique.
Et pour contourner le manque d’intimité et d’espace vital souvent liés à ce genre d’agencement, les spécialistes préconisent des solutions adaptées. «Dans un open-space, on peut toujours créer des espaces intimes en utilisant des séparations utiles: armoires à mi-hauteur, panneaux de séparation, cloisons à mi-hauteur vitrées…», affirme Loubaba Bennis, responsable marketing chez Trarem, spécialiste de l’aménagement de bureau.
La création d’espaces de détente ou d'isolement (salle de réunion, box privé…), mis à la disposition du personnel pour les réunions ou les appels privés, est également une solution envisagée. L’utilisation des matériaux d’isolation réduit les nuisances sonores ainsi que l’instauration de règles de bonne conduite dans les open-space (interdiction de parler à haute voix, d’utiliser les appels en conférence…).
En tout cas, l’espace aménagé doit aussi privilégier une cohérence et une harmonie entre ses différentes composantes. «L’aspect général doit être le même, il doit refléter un thème reproduisant l’activité et la charte de chaque entreprise. Sur la totalité de la surface, on doit retrouver le même type de cloisonnement, même faux plafond…», affirme Naoual Boucetta.
En revanche, l’importance hiérarchique doit être bien marquée. Car, l’autre critère qui compte pour l’aménagement de l’espace de travail: c’est l’organigramme de l’entreprise. «Cette importance hiérarchique est reflétée par la gamme et le type de mobilier souvent décliné sur le marché: PDG, DG, directeurs, chef de services… jusqu’au simple opérateur», ajoute Boucetta.
La différence se voit également à travers les matériaux choisis (métal, stratidécor, bois massif, MDF, placage, verre…) ou les revêtement de sol (parquet ou moquette), l’habillage mural (bois, peinture décorative…) ainsi que les stores.
En somme, la distinction des positions hiérarchiques sur un plateau de bureaux est une question liée à la culture d’entreprise et au style de management. Ainsi, on peut juger de l’importance d’un manager à travers l’espace qui lui est réservé. «On peut lire aisément les rapports hiérarchiques se trouvant sur un open-space à travers la surface dédiée au bureau, le standing du mobilier, sa position stratégique sur le plateau, l’architecture d’intérieur et l’intimité conférée à ce bureau», indique Abderrahmane Salhi, DG de Maroc Bureau. Pour lui, le marquage hiérarchique dans les espaces de travail continue à fonctionner pour promouvoir les compétences, récompenser celui qui a réussi, le désigner aux autres et communiquer une certaine image et statut au sein de l’entreprise. De même, le bureau d’un manager doit refléter des impératifs comme la modernité, le confort …
Il existe toutefois des exceptions lorsqu’il s’agit de structure composée essentiellement de cadres stratégiques et experts où les écarts hiérarchiques se trouvent réduits et où tout le monde est placé sur un même pied d’égalité. Les statuts s’en trouvent moins marqués. Conséquence: le mobilier se ressemble, l’autorité s’affirmant beaucoup plus par la compétence que par les signes extérieurs.

Un marché d’un milliard de DH

L’aménagement de bureau est un secteur en plein boom malgré la conjoncture morose. En effet, le marché est plus que prometteur. Et pour cause, le réseau des agences bancaires, assurances et télécoms se développe à grande vitesse. Beaucoup d’entre eux revoient leur charte visuelle, ce qui se traduit par une refonte de l’aménagement. Parmi les principaux clients figurent également centres d’appels, hôtels… Côté secteur public, la demande provient essentiellement des administrations et ministères. Des opérateurs comme Steelcase, Maroc Bureau, Trarem, Installator… se partagent ce marché juteux qui réalise un chiffre d’affaires annuel de plus de 1 milliard de DH. Pour Maroc Bureau, qui revendique 40% du marché, le secteur privé (grandes entreprises, PME/PMI) représente près de 60% du chiffre d’affaires.

10 m2 comme espace vital

Gain de place, meilleure communication, changement des mentalités … la liste des avantage liés au travail dans un open-space n’est pas longue, contrairement à celle des désagréments: Bruit ambiant, manque de concentration, promiscuité, problèmes d’aération… En matière d’espace au travail, il n’existe aucune norme légale, mais des recommandations. Pour l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), la surface minimale recommandée est de 10 m2 utiles par personne, utiles signifiant qu’il faut exclure, dans le calcul, les espaces de circulation et les toilettes. Dans un espace ouvert, la surface par salarié tombe légèrement en dessous au profit des dégagements. Elle descend jusqu’à 6 m2 dans les centres d’appels par exemple.

Aziza EL AFFAS

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