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Europe

Grèce: Les scénarios d’une faillite

Par L'Economiste | Edition N°:3614 Le 13/09/2011 | Partager
Le défaut de paiement imminent
L’aide prévue de 8 milliards d’euros débloquée?
Le verdict de la troïka doit trancher

Athènes, qui tente désespérément de rassurer ses créanciers, s’est engagé à prendre des mesures supplémentaires d’économies d’un montant de 2 milliards d’euros en 2011

La dette grecque continue de se creuser. La semaine s’annonce difficile pour la zone euro alors qu’un défaut de paiement de la Grèce semble se rapprocher à grands pas malgré le démenti du gouvernement grec. Athènes, dans la tourmente, s’est engagé à prendre des mesures supplémentaires d’économies d’un montant de 2 milliards d’euros en 2011. D’ailleurs, les dirigeants européens l’ont appelé à mettre en oeuvre entièrement ses engagements, a indiqué hier lundi 12 septembre Jean-Claude Trichet, alors que les marchés s’affolent sur une possible faillite de l’Etat grec. Trichet a souligné que l’institut d’émission européen était prêt à fournir aux banques les liquidités demandées en quantité illimitée et à taux fixe. Comment réagissent les autres pays voisins? L’Allemagne perd patience avec une Grèce incapable de redresser ses finances et de se passer de l’aide de ses partenaires. Berlin n’exclut plus la faillite de cet Etat, voire sa sortie de la zone euro.
En tout cas, les jours qui viennent seront décisifs. Les experts de la troïka (Commission européenne, FMI et BCE) seront de retour à Athènes ce mercredi pour vérifier si les derniers engagements du gouvernement à contenir le dérapage de la dette publique commencent à être mis en pratique. Le même jour se tiendra une réunion d’urgence du conseil d’administration du FMI. Deux jours plus tard, en Pologne, une réunion informelle des ministres des Finances de l’Eurogroupe et de l’Ecofin est également prévue. Objectif: tenter de boucler le second plan d’aide à la Grèce. L’enjeu est d’obtenir le feu vert de la troïka pour le versement d’une nouvelle tranche d’aide de 8 milliards d’euros tirée du premier plan d’aide de 2010.
Justement quel serait l’impact de la sortie de la Grèce de la zone euro? «La sortie de la Grèce seule ne change pas grand-chose à la situation économique de la zone euro», précise Patrick Artus, l’économiste chez Natixis. Si la Grèce, le Portugal, l’Italie et l’Espagne sortaient de l’euro, ils auraient à court terme une très violente récession, mais ensuite une reprise de la croissance (puisqu’ils se financent à taux variable) et une disparition du déficit extérieur. Ceci à condition de maintenir des taux d’intérêt à court terme très faibles et d’accepter une inflation plus forte, de monétiser pendant un temps les déficits publics et de convertir dans leur nouvelle monnaie les dettes publiques. Par contre, les autres pays de la zone euro subirait des pertes très fortes à court terme avec les pertes de change sur les dettes publiques des pays qui sortent et à long terme les effets d’une appréciation de l’euro.

F. Z. T.

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