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Economie

Crise européenne
Attention aux effets collatéraux!

Par L'Economiste | Edition N°:3611 Le 08/09/2011 | Partager
Le mise en garde de la Cnuced
Un taux de 5% prévu pour 2011
Une politique soutenant la demande intérieure

Après avoir atteint leur pic en 2008 suivi d’une chute due à la récession en 2009, les prix des produits alimentaires et des matières premières sont repartis à la hausse. L’augmentation accompagnée de volatilité est causée en partie par la présence accrue des investisseurs financiers. Cette instabilité des prix a un impact négatif sur la croissance des pays en développement

Grâce à une croissance de près de 6,5% en 2011 prévue, les pays en développement sont beaucoup mieux lotis que les grandes puissances, à la traîne. Pour l’essentiel de ces Etats du Sud, la croissance a davantage été tirée par la demande intérieure que par les exportations. Ainsi, le rapport de la Cnuced, intitulé: «L’Economie mondiale face aux enjeux politiques d’après-crise», insiste sur la nécessité de soutenir la relance et de dynamiser la consommation locale. Une politique préconisée jusque-là par des pays comme le Maroc, qui reste bien loti grâce à une croissance prévue de 5% en 2011. Ce statut de privilégié n’est pas dû au hasard.
Le ministère des Finances a misé sur un ensemble de mesures pour dynamiser la demande interne. Cette politique publique trouve un écho favorable auprès de la Cnuced qui recommande de soutenir les politiques de relance plutôt que de se lancer dans la reconquête de la confiance des marchés. «L’application dans les grands pays de politiques des revenus pourrait largement contribuer à une expansion équilibrée. L’un des éléments essentiels de cette politique est l’ajustement des salaires réels en fonction de la productivité, afin que la consommation intérieure puisse progresser en même temps que l’offre», souligne le document.
La politique économique du Maroc va certes dans la voie préconisée par la Cnuced, mais le Royaume se trouve dans une position délicate et n’est pas à l’abri des turbulences qui secouent les économies de ses partenaires. Et les cures d’austérité entreprises par ses meilleurs partenaires et clients risquent de ne pas donner les résultats escomptés et de réduire la demande. Le ralentissement risque même de s’accentuer au cours de l’année à cause de l’application par les gouvernements de politiques de réduction des déficits publics ou des déficits courants. Un scénario que doit redouter particulièrement le Maroc.
De par sa proximité géographique avec le Vieux continent, le Maroc trouve ses plus gros partenaires dans le club des pays européens victimes de la crise de l’euro. La prolongation de la crise constitue ainsi une réelle menace pour l’économie. Selon Mouna Cherkaoui, professeur d’économie à l’Université Mohammed V-Agdal, qui a présenté le rapport de la Cnuced, «le Maroc doit étudier la politique adoptée par ses partenaires et évaluer son éventuel impact sur son économie, pour se préparer à faire face». Et ce, d’autant plus que, selon le rapport, le fait d’avoir une croissance vigoureuse rend les pays en développement plus attractifs pour les flux de capitaux. Des apports de capitaux à court terme attirés par des taux d’intérêt plus élevés, liés à une plus forte inflation ou à un durcissement des politiques monétaires. Ces flux tirent énormément à la hausse sur les monnaies de beaucoup de pays en développement et ont tendance à affaiblir leurs secteurs d’exportation. Ce qui finit par creuser leurs déficits courants. Le rapport a également dénoncé une libéralisation excessive des marchés financiers. Il pointe du doigt l’aspect fiscal et la soutenabilité de la dette, ainsi que la volatilité excessive des taux de change et la spéculation sur les produits de base. La Cnuced propose ainsi un retour à une régularisation du système financier international.

Impact des révoltes arabes

La croissance est restée vigoureuse dans toutes les régions en développement, à l’exception de l’Afrique du Nord et de certains pays d’Asie occidentale. Il s’agit de pays où l’agitation politique a pesé sur l’investissement et sur le tourisme et, par conséquent, sur la croissance. C’est le cas notamment de la Tunisie, de la Libye, de l’Egypte… dont le bilan doit tenir compte des révoltes qui ont déstabilisé leurs économies.

Maimouna DIA

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