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    Europe

    L’Irlande, championne de la dépense publique

    Par L'Economiste | Edition N°:3608 Le 05/09/2011 | Partager
    La France est troisième, précédée par le Danemark
    Eurostat publie un palmarès des Etats dépensiers en 2010

    Crise oblige, les dépenses publiques dans les pays de l’Union européenne ont bondi. Avec une dépense publique représentant 56% de la richesse nationale, la France est troisième sur la liste, précédée du Danemark (58,2%)

    EN 2010, l’Irlande a été la championne de la dépense publique. Celle-ci a représenté 67% du PIB, selon le palmarès de la dépense publique réalisé par l’Institut européen des statistiques Eurostat. Dublin a été contrainte à un vaste plan de recapitalisation de ses banques. Ces dernières ont frôlé la faillite après avoir prêté à tout va pendant des années. L’Etat a été contraint à les secourir au prix fort et à négocier fin 2010 un plan d’aide de 85 milliards d’euros avec l’UE et le FMI.
    Avec une dépense publique représentant 56% de la richesse nationale, la France est troisième sur la liste, précédée du Danemark (58,2%). Ces deux pays sont suivis par la Suède (53%) et le Royaume-Uni (50,9%) classés au 4e et 5e rang. L’Allemagne et l’Espagne arrivent en dernier avec 46,6 et 45%. A noter que les députés espagnols devaient approuver la semaine dernière, sur fond de grogne sociale, l’inscription dans la Constitution d’une règle d’or de stabilité budgétaire. L’Espagne deviendra ainsi le premier pays à répondre à l’appel lancé le 16 août par la France et l’Allemagne, qui ont souhaité que les 17 pays de l’eurogroupe adoptent, avant l’été 2012, la règle d’or visant l’équilibre budgétaire.
    Selon Eurostat, la crise a fait bondir les dépenses publiques en Europe. Celles-ci sont passées de 45,6% du PIB en 2007 à 50,3% du PIB en 2010. Pour contrer le chômage, les Etats ont préféré renforcer les aides sociales. En effet, les budgets liés à la protection sociale et à la santé représentent à eux seuls 54% des dépenses publiques dans les pays européens.
    Les fonctions classiques (défense, justice, police, diplomatie, administration fiscale…) sont le deuxième poste de dépenses pour les Etats européens, toujours d’après les statistiques de Eurostat. Elles peuvent être déléguées à des acteurs privés. Le Royaume-Uni a été pionnier en la matière en confiant à des entreprises la gestion de prisons. La France se met elle aussi à l’externalisation, mais dans des proportions bien moindres.
    La Grèce consacre ainsi 3,6% de son PIB à son armée, alors que les budgets de défense absorbent en moyenne 1,6% du PIB dans l’UE. Les médias estiment depuis plusieurs jours que le déficit grec se contractera moins que prévu en 2011, aux alentours de 8,8% du PIB au lieu de 7,4%, après 10,5% enregistrés en 2010.
    Les Etats consacrent également des sommes très différentes à l’éducation, allant de 7 à 8% du PIB pour le Danemark, la Suède, Chypre et l’Estonie, à 4,5% pour la Bulgarie et la Grèce. Il faut dire que l’éducation est le 3e poste des dépenses publiques dans l’UE.

    F. Z. T.

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