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    Culture

    Abdelkrim Rais
    Hommage au Mozart de la musique andalouse

    Par L'Economiste | Edition N°:3607 Le 02/09/2011 | Partager
    Il a laissé un riche patrimoine musical
    Le premier à introduire une chorale de jeunes filles

    Abdelkrim Rais a laissé une œuvre très riche qui sert aujourd’hui de référence à tous les musiciens ainsi qu’aux mélomanes. Il restera selon ses admirateurs, l’un des meilleurs spécialiste de rebab qu’a connu la musique andalouse marocaine

    LE 26 août dernier, tous les amoureux de musique andalouse ont eu une pensée pour Haj Abdelkrim Rais. Disparu en 1996, cet artiste a consacré plus de 40 ans à ce genre musical. Considéré comme le maître en matière de musique andalouse, il en a été le plus illustre ambassadeur au Maroc et dans le monde entier. Il a laissé une œuvre très riche qui sert aujourd’hui de référence à tous les musiciens ainsi qu’aux mélomanes. 33 tours, CD, livre de paroles, ouvrages… une collection précieuse pour la « al-âla», musique contemporaine marocaine. Son petit fils, Hicham Rais, se souvient d’un homme ouvert sur son environnement et passionné par sa musique.
    Né à Fès en 1912 dans une famille d’imprimeurs, Abdelkrim Raïs s’est très tôt fait remarqué par ses interprétations du samâa, durant la prière du vendredi, au mausolée Moulay Idriss.
    Au début des années 20, il rencontre le maître de la musique andalouse de l’époque, Mohamed Ben Abdesselam Al Brihi auprès duquel il perfectionnera son éducation musicale. Travailleur acharné et perfectionniste, il reprend le flambeau en 1945 après la disparition de son professeur et mentor. Avec l’orchestre qui porte son nom, il impose sa touche dans le respect de la tradition. Mais il était aussi novateur et inventif. En 1956, il a fait, en effet, preuve d’innovation en introduisant au sein de son orchestre une chorale de jeunes filles. Sa réputation va dépasser les frontières de Fès et du Maroc. Il délaisse l’imprimerie familiale pour se consacrer entièrement à la musique. En 1960, le Conservatoire de musique de Fès est créé, il le dirigera jusqu’à sa disparition. Grâce à lui, des musiciens seront formés et assureront la pérennité de cet art séculaire. Pour perpétuer ce patrimoine, il sortira un premier 33 tours et réalisera en 1982 un recueil de poèmes chantés qu’il intitulera « Min Wahyi Ribab ». Un autre livre de paroles suivra, en 1985, avec la collaboration de Mohamed Briouel. Il s’agit de «Naoubat ghribt houssein», transcrite en notation occidentale. Plus tard, il participera au projet du ministère de la Culture à l’enregistrement de «L’anthologie d’al-âla». Il s’attèlera aussi à faire revivre des fragments oubliés de noubas andalouses.
    Aujourd’hui, l’héritage musical d’Abdelkrim Rais continue de faire vibrer les mélomanes. Un des ses plus fervents admirateurs n’hésite pas à le comparer au Mozart de la musique arabo-andalouse.

    F. E. O.

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