×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Régions

A Essaouira, la gestion des parkings n’est pas une priorité

Par L'Economiste | Edition N°:3607 Le 02/09/2011 | Partager
Le conseil municipal en apprécie pourtant les juteuses recettes
Toute la logistique du stationnement doit être repensée
Arnaques en tous genres et prix gonflés

A Essaouira, en haute saison, dur dur de trouver une place libre pour se garer aux entrées de la médina. Si les touristes ont la chance d’en trouver, ils paieront un peu plus cher que les autres… jusqu’à 50 DH la nuit!

C’EST la grande anarchie! La gestion des places de stationnement à Essaouira est un vrai problème. Manque de places de parking aux entrées de la médina, arnaques en tous genres, sécurité défaillante… c’est tout le système qui doit être revu. Actuellement, la gestion des places des stationnements est assurée via une convention entre la municipalité et un gestionnaire via une adjudication publique qui définit des espaces de parking délimités. La convention fixe aussi les prix à 2 DH le stationnement la journée et 5 DH la nuit. Cependant, ce gestionnaire, à l’instar de nombreux autres à travers le Maroc, louerait ces espaces à d’autres intermédiaires qui se chargent de trouver des gardiens ne venant pas toujours de la ville. «Il y a trop d’intermédiaires, ce qui pourrit le système», souligne-t-il. De plus, le comportement des gardiens poserait plusieurs problèmes. «Ils n’affichent jamais les prix et arnaquent purement et simplement les touristes, demandant jusqu’à 50 DH le stationnement la nuit. Par ailleurs, ils ne respectent pas toujours les espaces délimités et ont parfois des réactions agressives», souligne la même source. Il est donc urgent de revoir cette gestion désastreuse, qui contribue à donner une image dégradante de la ville. Habitants et professionnels du tourisme demandent donc des parkings tracés et sécurisés avec tarification automatique, comme cela existe dans d’autres villes du Maroc. Cependant, la refonte du système se heurte à plusieurs difficultés. Tout d’abord, Essaouira dispose d’une médina piétonne, ce qui implique un grand travail d’organisation d’espaces de stationnement aux entrées de l’ancienne ville. Actuellement, l’on trouve un parking à côté de la place Moulay Hassan, quelques places à côté de la porte Bab’s Beh et un autre espace à Bab Marrakech. Mais ces places sont très convoitées et bien souvent insuffisantes. Cependant, libérer de nouveaux espaces n’est pas chose aisée. La ville fait en effet face à un vrai problème de foncier. Autre difficulté, le flux de visiteurs qui n’est pas régulier dans la ville. Durant la basse saison, le stationnement est beaucoup moins problématique. Mais dès que les touristes arrivent en masse, tout est congestionné. Pour ce professionnel du tourisme, la solution passerait par l’aménagement de parkings souterrains. Mais là aussi, la problématique est complexe. «La nature du sol de la ville et son niveau ne permettent malheureusement pas l’aménagement de parkings de ce type», souligne Mohamed El Ferraâ, président du conseil municipal. Malgré toutes difficultés, il faut se poser la question d’une réelle volonté politique en la matière. En effet, le problème fait date et est connu de tous. De plus, le maire souligne que la gestion des parkings n’est actuellement pas une priorité. «Nous avons d’autres dossiers plus urgents, comme la mise à niveau de la ville sur lesquels nous concentrons toutes nos énergies», explique-t-il. Sauf en ce qui concerne les recettes générées par ce juteux secteur, qui participent à remplir les caisses de la commune. «C’est une source vitale de financement pour nous. Ces derniers mois, nous avons pu augmenter de près de 50% les recettes des parkings», poursuit-il. Les mauvaises langues attribuent ce manque de volonté politique à un cercle de personnes qui profiteraient du système actuel en percevant une partie des revenus liés au stationnement. «Il y a des gens qui n’ont aucun intérêt à voir ce problème mis sur la table et réglé…», nous confie-t-on.

Plainte

UN hôtelier raconte qu’un jour il a reçu une plainte d’une cliente, concernant les parkings. En effet, elle avait garé une voiture louée à l’entrée de la médina. Le gardien lui demande la clé de la voiture, en expliquant qu’il devra peut-être la changer de place et que c’est le système classique à Essaouira. Pour preuve, il lui montre que d’autres automobilistes lui ont laissé des clés. Refusant au départ, elle finit par accepter. Quand elle a récupéré sa voiture, le gardien n’a pas pu retrouver la clé, renvoyant la responsabilité sur un autre. Conséquence, l’agence de location a dû lui envoyer une autre clé qu’elle s’est vue facturée deux fois, par le gardien et par l’agence. Sa plainte n’a eu aucune suite.

De notre correspondante, Marie-Noëlle RASSON

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc