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    Agadir/Tourisme
    La destination à la recherche d’un nouveau souffle

    Par L'Economiste | Edition N°:3607 Le 02/09/2011 | Partager
    La hausse des ventes last minute pousse les opérateurs à investir internet
    Deux nouvelles dessertes Londres-Agadir
    3,20% d’arrivées en juillet dernier

    Pour les marchés russe et allemand, les plus friands de la ville d’Agadir, il est important de renforcer la promotion de la destination mais aussi de plus communiquer

    La station balnéaire d’Agadir n’a pas attiré beaucoup de touristes en juillet dernier. Et les professionnels ne sont pas vraiment surpris, sachant que les retombées du printemps arabe auraient un effet retard. Les dernières statistiques du Conseil régional du tourisme de la ville ne sont pas équivoques. La destination n’a drainé que 106.574 visiteurs et enregistré 623.060 nuitées, soit un recul respectivement de 3,20% et de 13,69% par rapport à la même période en 2010. Au niveau du taux d’occupation, la baisse est aussi importante. En effet, la ville a réalisé en juillet dernier un taux d’occupation moyen de 69,67%, soit une perte de plus de 11,01 points par rapport à juillet 2010 au cours duquel la ville a enregistré un taux d’occupation moyen de 78,29%. Pour Abderrahim Oummani, président du Conseil régional du tourisme du Souss-Massa-Draa, c’est la conjoncture économique internationale qui est en cause dans cette situation. Le professionnel qui se veut optimiste rappelle que, jusqu’à fin avril, la destination a connu une augmentation de son activité de 22% comparativement à la même période en 2010. Cette évolution était cependant toute relative comparativement à la même période en 2000 et 2007, années de référence, surtout si on prend en compte que la capacité litière de la ville a augmenté de 3.000 lits environ (cf. www.leconomiste.com). Mais les opérateurs se veulent confiants. Pour Oummani, le premier marché émetteur étranger qu’est la France pourrait bien enregistrer une reprise sur la destination. Un avis que conforte Nicolas Mallet, DGA de Holiday services. Selon lui, la destination reste dans le cœur des Français même si le marché est des plus affectés. Parmi les retombées de cette situation, une hausse des ventes last minute, indique-t-il. D’où l’intérêt pour tous les hôteliers d’investir dans les systèmes d’information pour les ventes à travers le Net. Pour d’autres marchés, tels ceux allemand et russe, il est important également de renforcer la promotion de la destination, mais aussi de plus communiquer. Ceci surtout que la médiatisation du printemps arabe qui touche également le royaume cause beaucoup de tort à l’activité touristique, souligne Chafik Mahfoud, DG de l’hôtel Kenzi à Agadir. Dans cette conjoncture difficile, Mohamed Boussaid, wali du Souss-Massa-Draâ, préconise le renforcement des connexions aériennes vers la destination pour drainer plus de touristes. Sur ce plan, une bonne nouvelle: le lancement dès octobre prochain de deux vols par semaine par la compagnie British Midland international (BMI) au départ de Londres Heathrow vers Agadir en vol direct.

    Malika ALAMI

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