×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Société

Comment les réseaux sociaux façonnent l’opinion

Par L'Economiste | Edition N°:3605 Le 29/08/2011 | Partager
Le débat politique se déplace sur le Web
Les partis appelés à intégrer les médias sociaux

«Il serait illusoire de croire qu’avec l’adoption de la nouvelle Constitution, nous allons franchir le cap. Les mêmes fautes peuvent produire les mêmes effets», signale Nabil Benabdellah, secrétaire général du PPS

Comme un miroir, les médias sociaux reflètent aujourd’hui les idées des jeunes et remontent la dynamique de la société. Ne souffrant d’aucune censure, ces supports virtuels se positionnent comme l’espace de prédilection de la libre expression. Les médias sociaux offrent des possibilités d’interactions novatrices. D’ailleurs, le débat politique est en passe de se déplacer sur le Web et les médias sociaux se positionnent comme alternative des médias classiques.
Preuve en est que les réseaux sociaux sont à l’origine du printemps arabe. Plus encore, ils ont réussi à instaurer une instabilité auprès de plusieurs régimes arabes (Tunisie, Egypte, Libye, Yémen, Syrie…). Aujourd’hui, les médias sociaux font l’objet de grosses polémiques mais en même temps ils nourrissent beaucoup d’espoirs. A quel point peuvent-ils contribuer au changement? Quel est leur impact sur la formation de l’opinion publique?... Autant de questions débattues lors d’une rencontre organisée récemment par l’Association des lauréats d’Al Akhawayn Alumni, avec l’intervention d’hommes politiques, de représentants de médias et de la société civile.
«L’explosion des médias à laquelle nous assistons prouve effectivement qu’il y a une liberté de ton que nous n’avons jamais eu au Maroc. Une situation qui a pour origine l’émergence d’une intelligence collective nationale qui sort de sa réserve», signale Nabil Benabdellah, secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS). Sauf que cette liberté d’expression «réelle» manque de rigueur et de structuration, tient à préciser Benabdellah. Aux yeux de l’ex-ministre de la Communication, l’autostructuration de la libre expression et de la pensée permettra de dépasser l’interpellation primaire, l’insulte ou encore l’invective. Mais «la structuration ne peut provenir du haut ou d’une volonté gouvernementale», insiste-t-il. La question de la participation des jeunes à la vie politique, à travers les médias sociaux, est également d’actualité. Dans ce sens, Benabdellah a affirmé que l’on assiste aujourd’hui à un début de réconciliation avec «la chose publique». Les prochaines élections sont appelées à réconcilier les Marocains avec la politique et à mettre fin aux sentiments de rejet et de suspicion. Toutefois, cette réconciliation est loin d’être acquise. «Nous ne sommes pas encore à ce stade. Au Maroc, il serait illusoire de croire que la crise est derrière nous et qu’avec l’adoption de la nouvelle Constitution, nous allons franchir le cap. Les mêmes fautes peuvent produire les mêmes effets», affirme Nabil Benabdellah. Les élections se dérouleront, en dehors des médias, sur les terrains traditionnels, dans les circonscriptions, les quartiers, les douars… avec les mêmes méthodes utilisées auparavant.
Résultat: les mêmes erreurs peuvent se reproduire. Le défaut d’adhésion au modèle social, en projet de société chez les jeunes tranches, refait surface. «Nous sommes encore dans une crise de divorce des élites», a-t-il ajouté. Favoriser l’intelligence collective et participer à l’éveil d’une conscience démocratique nouvelle semble être la solution. Les structures politiques sont donc appelées à intégrer les réseaux sociaux et attirer de nouveaux visages capables d’innover, d’utiliser de nouvelles méthodes de communication et adapter leur discours à cette réalité nouvelle, afin de favoriser le changement. Aujourd’hui plus que jamais, les jeunes sont invités à s’impliquer et s’engager réellement dans la vie politique. «Les médias sociaux ne sont qu’un ingrédient que nous pouvons ajouter à un plat préexistant pour pouvoir initier le changement», nuance Anas Filali, bloggeur (Bigbrother.ma).

 

Triple crise

Du moment que les médias classiques sont tributaires de plusieurs attraits qui freinent, plus ou moins, l’expression politique, les jeunes se sont mis à la recherche de l’information auprès des autres canaux. L’investigation, la diffusion des données, l’interactivité, la conversation et l’échange de points de vue… ont favorisé l’émergence d’une intelligence collective, tributaire d’une certaine liberté d’expression. «Au niveau mondial, les médias sociaux se sont développés à partir d’une triple crise. Celle de la représentativité politique, des intellectuels représentant la société et celle socioéconomique, qui est d’ailleurs très ressentie chez nous au Maroc», explique Driss Ksikes, journaliste et directeur du Centre des études sociales, économiques et managériales (CESE).

Intissar BENCHEKROUN

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc