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Agadir: Polémique autour de la gestion des déchets

Par L'Economiste | Edition N°:3604 Le 26/08/2011 | Partager
La réinjection des lixiviats dans l’ancienne décharge de Bikarane soulève un tollé
Gestionnaires, élus et institutionnels se renvoient la balle
La capacité de stockage des casiers de la nouvelle décharge limitée

La réinjection des lixiviats en juillet dernier dans des fosses dans l’ancienne décharge de Bikarane a soulevé un tollé dans la ville (Ph. Agence du bassin hydraulique Souss-Massa-Draâ)

La gestion de la nouvelle décharge des déchets solides est actuellement au cœur des discussions à Agadir. De fait la question préoccupe véritablement en ce moment les institutionnels, les élus, tout comme le gestionnaire délégué Tecmed. Le souci de tous aujourd’hui est comment gérer les excès de résidus liquides des déchets que sont les lixiviats, face à une capacité de stockage limitée des casiers. Le déversement de ces liquides en juillet dernier dans des fosses de l’ancienne décharge de Bikarane par les services du gestionnaire délégué Tecmed Maroc a soulevé un tollé. Une commission d’institutionnels, à leur tête l’Agence du bassin hydraulique du Souss-Massa-Draâ, a sommé le concerné et la commune urbaine d’arrêter l’opération. Et ce, en raison du risque de pollution pour la nappe phréatique que peuvent engendrer ces rejets liquides non autorisés, est-il indiqué. Pour les responsables de Tecmed, la réinjection des lixiviats de la décharge de Tamalest dans celle de Bikarane a été initiée en accord avec la commune urbaine suite à des réunions de concertation et courriers d’information en date du 6 juin 2011.
Et «elle n’est d’aucun risque de contamination pour la nappe phréatique», est-il indiqué auprès du délégataire. “Nous avons été obligés de proposer cette solution car il nous est difficile de démarrer le système d’aspersion recirculation envisagé pour minimiser le lixiviat et éviter le stockage. La raison en est, des conditions d’exploitation de la décharge contrôlée marquée par le phénomène d’empiétement excessif des trieurs”, ajoute l’entreprise. Et d’ajouter, «Nous avons pourtant interpellé à plusieurs reprises l’autorité délégante pour mettre de l’ordre dans tout cela». Interpellé sur la question, Tariq Kabbage, maire de la ville dit ne pas être satisfait du travail accompli par le gestionnaire délégué en dépit des preuves avancées par Tecmed. (copies de courriers avec accusé de réception). Le maire soutient mordicus « qu’il n’a pas autorisé la réinjection des lixiviats dans l’ancienne décharge de Bikarane’’.
Pourtant un élu en charge des dossiers relatifs à l’environnement reconnaît que la commune a bien accompagné Tecmed dans cette opération. Concernant le phénomène des trieurs, la situation ne peut se résorber qu’une fois le centre de tri opérationnel, indique-t-il. A ce sujet Tecmed avance avoir notifié par courrier du 5 août 2010 à la commune, de l’achèvement des travaux du centre de tri. Mais la structure n’est toujours pas utilisée aujourd’hui.
M. A.

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