×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Europe

France/plan d’austérité: Le Medef rouspète

Par L'Economiste | Edition N°:3604 Le 26/08/2011 | Partager
La répartition déséquilibrée des efforts… point de discorde
Les mesures devront être votées par le Parlement le 6 septembre

Pour 2011 et 2012, le gouvernement français n’attend plus que 1,75% de croissance annuelle, loin des 2% et plus encore des 2,25% attendus jusque-là pour cette année et la suivante. Les analystes ont anticipé cette révision alors que la croissance mondiale fléchit

Le plan d’austérité divise. En effet, le Medef, la principale organisation patronale française, a regretté la répartition déséquilibrée des efforts et des mesures défavorables à la compétitivité après l’annonce par le gouvernement d’un plan d’austérité. Pour éviter une nouvelle panique et sauvegarder sa notation triple A, le gouvernement français a présenté, mercredi 24 août, un plan d’austérité de 1 milliards d’euros pour 2011 et 11 milliards en 2012.
Le point de discorde réside dans la répartition déséquilibrée des efforts entre l’Etat, les collectivités locales et la sécurité sociale d’une part et les ménages et les entreprises d’autre part. Selon l’organisation, un certain nombre de mesures aboutissent à des hausses de coût de production défavorables à la compétitivité.
La hausse du forfait social est également très dommageable. Elle va pénaliser le partage de la valeur ajoutée dans l’entreprise et aboutira progressivement à confondre l’intéressement et la participation avec le salaire, explique t-on.
Le Medef qui tempère partage toutefois le diagnostic posé par le Premier ministre François Fillon et se félicite de l’engagement très clair de respect de la trajectoire budgétaire. Les mesures annoncées par la France ont peu de choses à voir avec celles prises par l’Italie, l’Espagne, l’Irlande ou la Grèce a tenu cependant à préciser le premier ministre François Fillon. Les mesures viennent compenser la croissance revue à la baisse à 1,75% pour 2011 et 2012 contre 2 et 2,25% à l’origine. Ce qui permettra à la France de respecter ses engagements en matière de réduction des déficits. Il s’agit de passer de 7,1% du PIB fin 2010 à 5,7% fin 2011, 4,6% fin 2012 et 3% fin 2013. Fillon a annoncé un coup rabot sur les niches fiscales, en particulier les heures supplémentaires sur lesquelles les entreprises paieront désormais plus de charges. Ces niches seront à nouveau réduites de 10% en 2012. Le chef du gouvernement a annoncé sa volonté d’une harmonisation fiscale avec l’Allemagne de l’impôt sur les sociétés. Une taxe sur les très hauts revenus a également été proposée. Elle sera de 3% sur le revenu fiscal de référence à partir de 500 000 euros, ce qui devrait rapporter entre 200 et 250 millions d’euros. L’ensemble devrait être voté par le Parlement le 6 septembre prochain.

F. Z. T. avec AFP

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc