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Politique Internationale

Libye: Les défis économiques de l’après-Kadhafi

Par L'Economiste | Edition N°:3603 Le 25/08/2011 | Partager
Le Conseil national de transition doit se mettre au travail
La justice attend le dirigeant libyen et sa famille

Le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, a affirmé que la bataille de Tripoli lancée samedi dernier avait déjà fait 400 morts et 2.000 blessés. Interrogé sur le lieu où pourrait se trouver Mouammar Kadhafi, le chef du CNT a répondu: «Dieu seul le sait (...). J’imagine qu’il a quitté Tripoli»

Construire la paix en Libye. A en croire la situation sur le terrain, la mission s’annonce difficile. Après avoir gagné la guerre, les rebelles doivent gagner la paix et remettre l’économie en état de marche. Les rebelles ratissaient hier mercredi 24 août la capitale Tripoli au lendemain de la prise du QG du dirigeant libyen en fuite. Malgré l’effondrement de son régime, Mouammar Kadhafi refuse toujours de céder et appelle à la résistance. Dans un message sonore diffusé hier sur une radio de Tripoli, le Guide libyen a affirmé «s’être promené incognito dans Tripoli et appelé les habitants à nettoyer la capitale des rebelles qui en ont pris quasiment le contrôle».
Justement quel sort est promis à Kadhafi et à sa famille? Chacun d’eux pourrait se retrouver devant les tribunaux libyens, sous divers chefs d’accusation, allant des crimes de guerre ou contre l’humanité à la corruption. Il faudra d’abord créer quasiment de toutes pièces un système judiciaire, avec ses lois et ses statuts, selon les experts. Le cas de Mouammar Kadhafi et de son fils Seïf al-Islam est particulier. Tous deux sont inculpés de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale. Le devoir du Conseil national de transition (CNT) est de transférer les inculpés à la CPI. Cette dernière peut, le cas échéant, laisser la préséance aux tribunaux des pays concernés. En l’absence d’une vraie justice libyenne, Kadhafi, et son fils Seïf al-Islam s’ils sont capturés pourraient se retrouver rapidement dans une cellule à La Haye.
Comme la Tunisie et l’Egypte, la Libye est aujourd’hui face à un plus grand défi: «se relever de son chaos». Les enjeux sont de taille. La représentativité et l’unité du Conseil national de transition vont avoir un grand rôle à jouer pour une construire une paix durable. Reste à définir le rôle des islamistes dans le nouveau statut tout comme ceux qui ont soutenu l’ancien régime. L’idée est de mettre en place un véritable processus de réconciliation. Et d’organiser dès que possible le processus politique qui doit conduire à des élections transparentes.
Le rôle de la communauté internationale doit être à la fois critique et discret. Car il appartient d’abord aux Libyens de reconstruire les institutions de leur pays.
Afin de permettre une transition ordonnée, il est nécessaire que les Nations unies avec l’appui de l’Union africaine, de la Ligue arabe et de l’Union européenne prennent le relais de l’Otan qui a coordonné les opérations militaires. La question libyenne sera d’ailleurs l’objet dans la semaine d’un sommet de l’ONU, pour aider à la transition démocratique dans le pays. Le chemin sera long et la stabilisation espérée de la Libye prendra sans doute des mois voire quelques années.
Sur le volet économique des priorités s’imposent. Il s’agit d’abord de restaurer des conditions de vie décentes pour la population libyenne sur l’ensemble du territoire et de restaurer les services publics (justice, sécurité, etc.). L’OCDE prédisait début juin une récession de 19 % en 2011, suivie d’une croissance de 16% en 2012. Les combats et le ralentissement, voire l’arrêt brutal de certains secteurs économiques comme le pétrole vont laisser des traces. Grâce à une dette publique qui représente seulement 3,3% du PIB, le pays est l’un des moins endettés du monde et devrait, selon l’OCDE, sortir dès 2012 de la récession sans conséquences durables sur les finances publiques.
Riche de son pétrole, de ressources considérables en gaz dont l’exploitation est pour l’instant embryonnaire (un seul gazoduc en direction de l’Italie), la Libye devrait attirer en masse les investissements étrangers notamment français ou italiens. D’autant plus que l’absence de transports performants (il n’y a pas de ligne ferroviaire), la faiblesse du secteur du tourisme ou le manque d’infrastructures devraient favoriser le développement d’une activité soutenue. Aux dernières nouvelles, la compagnie Great Wall Drilling Co (GWDC), filiale du groupe China National Petroleum Corp (CNPC), a abandonné l’exploration d’hydrocarbures en Libye et dans trois autres pays en raison de leur instabilité politique, selon le Beijing Times.

CNT: Qui le compose

LE Conseil national de transition (CNT), l’organe politique de la rébellion libyenne, a été officiellement crée le 27 février à Benghazi, dans les jours qui ont suivi la révolte populaire contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi. Depuis début mars, il se veut un comité de gestion des crise et est actuellement présidé par Moustapha Abdeljalil, ancien ministre de la Justice du guide libyen. Le CNT compte une quarantaine de membres (essentiellement des juristes, avocats, et professeurs d’université), désignés en théorie sur leur expérience et sur la base de la répartition géographique. La déclaration constitutionnelle prévoit dès la libération, le transfert du CNT de Benghazi à Tripoli puis la nomination dans un délai maximum de trente jours, d’un bureau exécutif temporaire, ou gouvernement intérimaire, chargé de la conduite des affaires du pays. Le monde entier reconnaît aujourd’hui cette entité.

Le Maroc partisan de la coalition

LE Maroc, qui a reconnu aussi le CNT, a toujours été partisan de la coalition pour attaquer la libye. Lors du sommet de Paris qui devait rassembler des Etats occidentaux, arabes et africains et qui a finalement été boycotté par les Etats de l’Union africaine, outre les alliés occidentaux, seuls cinq Etats arabes ont assisté et ont donné leur aval aux frappes aériennes qui ont été lancées dans la soirée de samedi 19 mars. Il s’agit du Qatar, des Emirats arabes unis, de la Jordanie, du Maroc et de l’Irak. L’Algérie, qui partage une longue frontière avec la Libye, n’a pas reconnu le CNT ni demandé officiellement le départ de Kadhafi. Elle s’est d’ailleurs plainte d’une série de violations contre son ambassade à Tripoli et de vols de véhicules lui appartenant. Alger, qui dément, a été souvent accusé par les rebelles libyens de fournir des armes aux troupes de Kadhafi.

F. Z. T. avec agences

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