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Régions

Rabat: Oualalou drague les associations

Par L'Economiste | Edition N°:3603 Le 25/08/2011 | Partager
Le maire réunit les principaux acteurs
Une occasion pour aborder les problèmes de la ville

A l’image d’un convive recevant ses hôtes, Fathallah Oualalou, maire de Rabat, a fait le tour des tables, permettant à chaque association de lui exposer directement leurs problèmes

FATHALLAH Oualalou va sur le terrain. Le maire de Rabat, prête une oreille attentive aux problèmes des habitants de la capitale à travers le tissu associatif. Invité d’un Ftour débat, le 19 août dernier, organisé par l’Association «Aâlach la» (Pourquoi pas) sous le thème: «le rôle de la société civile dans la dynamique de développement de la Capitale», le maire a pu ainsi rencontrer 35 associations opérant dans différents secteurs.
A l’image d’un hôte recevant ses convives, Oualalou a préféré, au lieu de prendre le micro devant l’assitance, avoir un contact personnalisé avec les représentants des associations. Plusieurs problèmes ont pu être mis en exergue, le premier étant celui du soutien financier des associations par la ville qui mobilise un budget annuel global de près de 9 millions de DH. «C’est un dossier presque tabou dont on évite de parler en détail au sein du conseil de la ville», indique Dreouiche Abdelaziz, élu et président de l’association «Aâlach la».
Il s’agit d’un dossier problématique, selon Oualalou, car plusieurs élus ont des relations avec les associations bénéficiaires de l’aide financière de la ville. Il tient, toutefois, à préciser que les élus concernés appartiennent tous à des partis politiques siégeant au conseil de la ville. «Nous demandons plus de transparence dans l’octroi des aides aux associations qui doit se faire sur la base d’un cahier des charges à respecter», recommande Dreouiche. Celui-ci rappelle, qu’à l’exception des périodes électorales, les locaux de certaines associations restaient souvent fermés toute l’année. Comme il ne manque pas de souligner le non engagement de certains départements ministériels de la région pour la concrétisation des conventions déjà signées avec les associations. Pour l’unanimité des intervenants, on apprend que le financement de près de 80% des activités des associations présentes est pris en charge par les bienfaiteurs.
Au menu de cette rencontre, figuraient également les problèmes des bidonvilles comme celui du Douar Rja Fellah à Yakoub Al Mansour et Hain Khaloui au cœur du quartier chic du Souissi. «Nous attendons toujours la concrétisation des promesses données par les responsables pour nous faire bénéficier des programmes sociaux de relogement», se plaint un locataire de Douar Rja Fellah.
Un f’tour fructueux qui a permis de diagnostiquer bon nombre de problèmes. Une idée que devraient s’accaparer les conseils des autres villes du Maroc. On constate par ailleurs que l’encadrement de ce Ftour a été assuré par des élus du parti d’Ouallalou et que la présence d’un groupe de la jeunesse sociale active au sein du mouvement de 20 Février était bien marquée. Une campagne électorale anticipée? «Les prochaines élections législatives ne figurent pas dans mon agenda», rassure Ouallalou.

Noureddine EL AISSI

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