Entreprises

IBM: Là où l’informatique a commencé...

Par L'Economiste | Edition N°:3601 Le 23/08/2011 | Partager
35 milliards consacrés à la R&D
Maroc, 3e marché IT du continent
IBM Maroc leader du marché dans le software et services

Dès 1914, les machines à calculer automatiques ou manuelles dont IBM est un spécialiste commençaient à se répandre dans les entreprises, notamment dans les compagnies des chemins de fer, services aux collectivités et les sociétés d’assurances

Le 16 juin 1911, trois entreprises américaines (1.300 salariés) spécialisées dans la fabrication des instruments de mesure mécanique et de machines à pointer s’unissent pour donner naissance à Computer tabulation recording company, l’ancêtre d’IBM. Cent ans plus tard, cette entreprise new-yorkaise, forte de 420.000 collaborateurs dont 270.000 dédiés à l’offre services du groupe, est présente dans 162 pays via ses filiales et partenaires agréés.
Le chiffre d’affaires du groupe, première firme centenaire dans le monde de l’informatique, a atteint 100 milliards de dollars en 2010 dont 60% proviennent de l’offre services. Une performance somme toute logique selon le PDG de la filiale marocaine, Abdallah Rachidi Alaoui, pour qui «un management sur le long terme est le facteur clé de la croissance». IBM Maroc, qui compte 105 salariés dont plus de 80% de cadres/ingénieurs, connaît un des plus faibles taux de turn over, 5 à 7%, pour un secteur aussi dynamique.
Les marchés émergents (BRIC, Moyen-Orient, Europe centrale et Afrique), qui font l’objet d’un grand intérêt pour la firme new-yorkaise, évoluent à 2 chiffres. A noter que IBM s’est séparé de ses business PC, imprimantes et équipements de réseaux. Au Maroc, excepté le segment PC et imprimantes, estimé à 400 millions de dollars, le marché de l’informatique serait de l’ordre de 500 à 600 millions de dollars. C’est à peine 0,5% du chiffre d’affaires du groupe. «Peu importe, car notre présence dans un marché ne s’explique pas seulement par l’intérêt en termes de rentabilité qu’il offre, mais pour répondre à la demande de nos clients». Rachidi Alaoui prédit que le Maroc, 3e marché IT le plus important du continent après l’Afrique du Sud et l’Egypte, pourrait jouer un rôle majeur pour l’Afrique via IBM Maroc.
En attendant, pour survivre et prospérer dans des conditions où la concurrence gagne chaque jour du terrain, le leader mondial de l’informatique d’entreprise s’accroche à trois propulseurs ayant animé sa saga: vision, pragmatisme et innovation. Il n’est de secret pour personne que «pour survivre dans le milieu de la technologie, il faut sans cesse innover», répète à qui veut l’entendre Abdallah Rachidi Alaoui. Au fil de son histoire, IBM a largement investi dans la recherche et le développement, auxquels il consacre chaque année 5,8 milliards de dollars. Ce chiffre va atteindre 7 milliards dans les 5 prochaines années car le groupe prévoit d’investir 35 milliards de dollars, soit plus du tiers de son chiffre d’affaires.
En transformant son modèle économique, voilà plus d’une décennie, avec sa stratégie e-business, destinée à offrir des solutions informatiques sur mesure aux entreprises, IBM prenait déjà une longueur d’avance. S’ensuivait la création de centres d’innovation dont le premier sur le continent, en 2008, se trouve au Maroc. Ce centre met à disposition des clients tous les produits IBM. Il sera ouvert au monde de l’université. Mais le gros challenge, peut-être même avant l’ambitieux projet d’IBM de bâtir une planète plus intelligente, sera de s’attaquer à «l’industrie marocaine qui est encore sous informatisée», dira Rachidi Alaoui.

B. T.

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