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    Politique Internationale

    Crise libyenne: Tripoli inquiétée

    Par L'Economiste | Edition N°:3600 Le 22/08/2011 | Partager
    Déflagrations et tirs dans la capitale
    Les insurgés gagnent du terrain

    De nombreuses scènes de liesse ont éclaté face à ce que les manifestants qualifient de l’approche de la fin de Kadhafi

    Quatre puissantes explosions ont secoué Tripoli dans la nuit du samedi à dimanche. Les déflagrations ont eu lieu vers 4 heures du matin pendant que la capitale libyenne était survolée par des avions de l’OTAN. Peu après, dans Tajoura, Souq Jomaa ou Ben Achour, des quartiers non loin du centre, affrontements et échanges de tirs entre les insurgés et les forces loyales au régime du colonel Mouammar Kadhafi se sont également fait entendre. Très vite «sous contrôle», selon Moussa Ibrahim, le porte-parole du gouvernement libyen, les hostilités n’auraient duré qu’une demi-heure.
    Ces quelques minutes ont largement étaient suffisantes pour provoquer de nombreuses scènes de liesse. A 50 km de là, à Sabratah , à l’ouest de la capitale libyenne, ou encore à Benghazi, des milliers de personnes se sont rassemblées dans les rues pour exprimer joie et allégresse face à ce qu’elles qualifient de «début de la fin du régime de Kadhafi».Dans ce sens, plusieurs slogans tels que «Au revoir Kadhafi» ou encore «Dieu est grand» ont été scandés jusqu’au petit matin. En réaction, le colonel Kadhafi a appelé ses fidèles à continuer de se battre et à résister, se félicitant de l’échec de l’attaque des insurgés.
    Du côté du conseil national de transition (CNT), organe politique des rebelles, Moustapha Abdeljalil, son président, a souligné que «selon des contacts avec le premier cercle du colonel Kadhafi, tout montre que la fin est très proche». De plus, a-t-il ajouté, «je m’attends à une fin catastrophique pour lui et les siens et à une situation d’anarchie dans Tripoli, j’espère que je me trompe». Ainsi, les habitants de la capitale ont été appelés à «protéger la vie et les biens de la population», mais également à «protéger les institutions et les biens publics». De la même manière, les combattants rebelles ont été priés d’éviter les pillages et «à protéger et traiter avec justice» les soldats du régime qui seront faits prisonniers ou se rendront. Le but est d’empêcher ce que Abdeljalil craint d’être une «une véritable boucherie au vu du comportement de Kadhafi».
    Depuis plusieurs jours, le CNT prépare l’après-Kadhafi. Une déclaration constitutionnelle servant de feuille de route a été mise en place. De plus, il prévoit, dès le départ de Mouammar Kadhafi, l’installation d’un gouvernement de transition pour assurer les affaires courantes du pays. Ce gouvernement fera place dans un délai de huit mois à une Assemblée élue chargée de rédiger une nouvelle Constitution. Une fois l’actuel dirigeant «chassé», le CNT envisage de maintenir les infrastructures de l’actuel régime en affirmant pouvoir compter sur les défections de ses responsables politiques pour assurer la continuité des institutions. Simultanément, il est envisagé de créer une force opérationnelle composée de 10.000 à 15.000 hommes à Tripoli pour sécuriser la capitale et capturer les partisans de Mouammar Kadhafi.

    Synthèse L’Economiste

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