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    Focus

    Défense commerciale
    Antidumping, un premier cas pratique

    Par L'Economiste | Edition N°:3600 Le 22/08/2011 | Partager
    Une enquête vise le contreplaqué chinois
    Les importateurs préparent leur riposte

    Les importateurs de bois dont ceux du contreplaqué payent, en plus des droits de douane, une taxe forestière de 12% et une autre taxe de 0,25%

    L’adoption d’un dispositif relatif à la défense commerciale coïncide avec l’enquête antidumping qui est en cours d’instruction. Elle vise le contreplaqué importé de Chine. Les importateurs ne comptent pas rester les bras croisés face à la demande Cema Bois de l’Atlas. Son directeur général adjoint, Ali Fassi Fihri, déclare pour sa part «ne pas craindre la riposte des importateurs» (L’Economiste du 6 et 16 mai 2011). L’histoire retiendra que cette entreprise, principale productrice de contreplaqué, a été à l’origine de la première enquête antidumping. Volumes et prix d’importation seront décortiqués lors d’une prochaine audience publique réunissant le producteur, les importateurs, les pays exportateurs et le ministère du Commerce extérieur.
    L’Association professionnelles des importateurs de bois au Maroc (APIBM) a déjà remis, le 18 juin à Rabat, un rapport au département que chapeaute le ministre istiqlalien Abdellatif Mâzouz. C’est leur premier pas pour démonter, point par point, l’argumentaire de la filiale du groupe Safari. «Ses difficultés à écouler la production citées dans sa plainte ne sont en fait que la conséquence de la fin d’un monopole qui n’a que trop duré», souligne Ismail Nassif, président d’Isma Wood. Sa société, une des grandes sociétés importatrices de bois, a réalisé en 2010 un chiffre d’affaires de 250 millions DH et emploie une centaine de salariés. Nassif, actionnaire à hauteur de 34% dans Manorbois, a chapeauté pendant une trentaine d’années l’Association professionnelle des importateurs.
    La baisse des droits de douane à partir de 2006 à certes joué, mais le recours à l’importation du contreplaqué chinois émane aussi d’un concours de circonstances. Cema Bois de l’Atlas «a connu des grèves entre 2008-2009». Une date charnière, puisque cette situation «a rendu difficile l’approvisionnement de ses clients. Ces derniers ont dû recourir à l’import particulièrement de Chine», confirme Catherine Hotelin, présidente de l’Apibm. Robelbois dont elle est la fondée de pouvoir demeure l’une des grandes clientes de Cema Bois de l’Atlas. Prendre position dans ce dossier est pour elle «une question de principe».
    L’enjeu est certes financier, mais la bataille sera décisive sur le plan juridique et statistique. C’est pourquoi les importateurs ont fait appel aux services d’experts marocains: CAB conseil à Casablanca et Cabinet consulting en douane et commerce international CCDI. «Ce premier rapport est généraliste. On y revient sur les données non confidentielles avancées par Cema Bois de l’Atlas. Un autre document, chiffré cette fois-ci, sera remis cette semaine au ministère du Commerce extérieur», déclare Mustapha Jennane, l’un des trois experts. Cet ex-responsable des douanes internationales a été l’adjoint de dix directeurs généraux de la douane. La dernière réunion de coordination entre les importateurs et leurs conseillers, Mustapha Jennane, Mohamed Ghali Benkirane et Abdellah Araban, a été organisée le 28 juillet à Casablanca. Le but évidemment est d’aboutir à ce que «l’enquête conclue à un non-lieu».
    Bien avant l’ouverture de l’enquête en mai 2011, c’est l’Administration des douanes qui a été saisie la première fois. Qui est l’auteur de la saisine? Une note datant du 6 décembre 2010 et diffusée par la direction de la prévention et du contentieux se contente d’évoquer des «informations recueilli auprès des fabricants…». La douane parle de plusieurs fabricants alors qu’il n’y en a qu’un seul. La note vise à «actualiser les fourchettes issues des mercuriales de bois», dont le contreplaqué, panneaux de particule… Cet ajustement est justifié par la sous-facturation. Pris de cours, les importateurs réagissent vigoureusement. Leur réclamation donne lieu à une seconde note appliquée depuis avril 2011. Fathallah Hajar, directeur du contentieux de la douane, y évoque des «réunions avec les représentants du secteur», les importateurs en l’occurrence. Le secteur en compte une cinquantaine dont 60% installés à Casablanca. Leur association parle «d’aberration». Puisqu’ils «ne sont pas taxés sur la réalité des prix sauf pour les produits non importés par Cema Bois de l’Atlas», précise-on. Le revirement intervient via la note d’avril 2011: «Il a été jugé opportun d’apporter des ajustements aux indicateurs de certaines catégories de bois». La seconde partie de ce feuilleton se joue au gouvernement. Celui-ci a adopté, lors de son conseil du 9 juin, de nouvelles baisses des droits d’importation pour le bois. Il prévoit ainsi de les réduire de 10 à 2,5% pour le bois non scié et de 25 à 2,5% pour les plaquages de bois. Même traitement pour le contreplaqué et les produits finis (voir illustration). A l’origine de la mesure, une correspondance envoyée en mars 2011 au ministère des Finances. Elle est cosignée par les associations des industriels du bois que préside Fassi Fihri, celle des importateurs et la Fédération de l’artisanat.

    Faiçal FAQUIHI

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