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    Evénement

    Elections: Les mises en garde royales aux politiques

    Par L'Economiste | Edition N°:3600 Le 22/08/2011 | Partager
    Lutte contre l’usage de l’argent et l’achat des voix
    Les accréditations des partis seront décisives
    Plus de chances aux femmes et aux jeunes pour l’émergence d’élites qualifiées

    Pour le Souverain, il incombe au gouvernement et à la justice de s’opposer avec fermeté à toutes les irrégularités et de lutter contre l’usage de l’argent et l’achat des voix visant à pervertir les élections. Ils doivent également sévir contre l’instrumentalisation tendancieuse de la religion et des sacralités dans les batailles électorales à venir

    Le discours royal prononcé à l’occasion de l’anniversaire de la révolution du Roi et du peuple est un véritable «cahier des charges» pour les prochaines élections. Des messages clairs en direction des dirigeants politiques plongés dans la préparation des législatives anticipées. Ils veulent arriver en tête pour décrocher le poste de chef de gouvernement. Dans cette course, le Souverain met un bémol: «Dans la phase actuelle, il ne s’agit pas de considérer les élections comme une compétition pour décrocher le plus grand nombre de sièges, mais une occasion pour hisser cette compétition en un combat national pour choisir les meilleurs programmes et les élites qualifiées». Il s’agit d’entamer judicieusement la mise en œuvre de la Constitution et d’imprimer une forte impulsion à la mutation politique que connaît le pays, rappelle le Souverain.
    L’enjeu est de consolider le climat de confiance dans l’opération électorale. Les acteurs politiques doivent prendre des positions claires pour crédibiliser les élections et récuser les préjugés sur leur issue avant bien même leur déroulement. Et surtout stopper net avec la suspicion politicienne à l’égard des élections. «Tout le monde - gouvernement, Parlement, partis, citoyens, acteurs associatifs et médias - se trouve, de ce fait, face à un véritable test, imposant à chacun de prendre ses responsabilités historiques et de placer les intérêts de la Nation au-dessus de toute autre considération», souligne le Souverain.
    A chacun d’être à la hauteur des défis qui attendent le pays. Ainsi, le gouvernement et la justice doivent mettre en œuvre les dispositifs de moralisation de la vie politique et parlementaire. L’égalité de traitement des différents partis, avec une neutralité positive, doit être la règle. Le Souverain est on ne peut plus clair: «Il leur incombe aussi de s’opposer avec fermeté à toutes les irrégularités et de lutter contre l’usage de l’argent et l’achat des voix visant à pervertir les élections. Ils doivent également sévir contre l’instrumentalisation tendancieuse de la religion et des sacralités dans les batailles électorales à venir».
    Cependant, le rôle des partis politiques pour assurer la crédibilité des élections sera décisif. Ainsi, le Souverain les invite à rivaliser pour élaborer des programmes électoraux novateurs et réalistes pour répondre aux attentes des citoyens. Mais c’est dans l’accréditation des candidats que se joue une partition déterminante pour des institutions crédibles et efficaces. Pour cela, les partis doivent choisir des candidats compétents et aptes à assumer des responsabilités au niveau des pouvoirs législatif et exécutif, au sein de la majorité comme dans l’opposition. Dans cette opération, le Souverain invite les formations politiques à donner des chances aux femmes et aux jeunes pour favoriser l’émergence d’élites qualifiées et d’apporter du sang neuf à la vie politique et aux institutions constitutionnelles. Car, l’action politique, en tant que culture et pratique, connaît une mutation importante qui l’éloigne de la simple quête de postes gouvernementaux ou de sièges parlementaires.
    Le Souverain définit indirectement l’engagement politique. Celui-ci «ne sera pleinement atteint que lorsque la classe politique, au lieu de se focaliser sur des postes à engranger au niveau central, s’intéressera davantage au mandat électif, local ou régional, vu que celui-ci permet d’être au plus près des préoccupations légitimes et des besoins fondamentaux du citoyen».
    Le Souverain s’adresse directement au citoyen-électeur en le sensibilisant à la portée considérable du devoir inhérent au suffrage. Il faut qu’il s’en remette à sa conscience pour choisir des programmes réalistes et des candidats qualifiés et intègres. Donc, pas de marchandage. Le citoyen-candidat n’est pas en reste. Il doit garder à l’esprit la corrélation entre l’exercice du pouvoir et la reddition des comptes. Attention, il faut «rompre définitivement avec les pratiques scandaleuses qui ont porté préjudice à la crédibilité des assemblées élues et entaché la noblesse de l’action politique», rappelle SM le Roi.

    Mohamed CHAOUI

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