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Focus

Marché obligataire
Rush sur la dette intérieure

Par L'Economiste | Edition N°:3599 Le 19/08/2011 | Partager
77 milliards de DH de levées brutes prévus pour le second semestre
Des risques de non-réalisation subsistent tout de même

Le Trésor a dû se financer principalement par le biais des émissions à court terme qui représentent 58% du total des levées. Parallèlement, les émissions à long terme voient leur part dans le total des levées du Trésor progresser à 14% contre 2% au premier semestre 2010

PRINCIPALE source de dégradation des finances publiques, les dépenses de compensation devraient continuer à progresser. Selon les estimations de CFG Group, elles dépasseraient les 40 milliards de DH d’ici fin 2011 (voir aussi pages 10 à 12). Au terme du mois de mai, elles s’établissaient déjà à 20,7 milliards de DH contre un budget annuel initial de 17 milliards de DH à la même date. Cette situation devrait, certainement, se traduire par un recours massif du Trésor au marché des adjudications, autrement dit, de la dette intérieure au cours de la deuxième partie de l’année. Dans ces conditions, les analystes de CFG Group tablent sur des levées brutes autour de 77 milliards de DH, soit une moyenne mensuelle de 12,8 milliards, en tenant compte des tombées pour le second semestre estimées à 30 milliards de DH. Par conséquent, les taux obligataires corrigeraient légèrement à la hausse de 10 à 20 points de base d’ici la fin d’année. Et pour cause, le creusement du déficit budgétaire est fortement pressenti en liaison avec l’évolution des dépenses de compensation d’une part, et la hausse des salaires d’autre part. Même le FMI le constate dans ses conclusions préliminaires sur la situation économique du Royaume, estimant le déficit budgétaire d’ici la fin de l’année à 5,7% du PIB. Le scénario présente néanmoins deux risques de non-réalisation. Le recours du Trésor à un emprunt international. Une solution qui demeure peu probable en raison des craintes liées aux problèmes des dettes souveraines. Mais aussi, des mesures concrètes telles que l’allégement du déficit public via notamment le report d’une partie des investissements ou encore des économies sur les budgets de fonctionnement. Ce qui est loin d’être acquis. En attendant l’encaissement des recettes fiscales, la remontée des dividendes de IAM ainsi que la cession des 20% de la BCP ont, sans doute, permis de réduire les besoins du Trésor en cash. Acteur important du marché de la dette, il a levé à fin juin 14,8 milliards de DH contre des tombées de 16,8 milliards. «Ce désendettement de deux milliards traduit une inversion des besoins du Trésor par rapport au premier trimestre de l’année où il avait enregistré une levée nette de 12 milliards de DH». Au niveau de la structure des levées au premier semestre, le Trésor maintient ses positions sur les émissions à court terme, qui ont représenté 58% du total des levées contre 51% un an auparavant. Parallèlement, les émissions à long terme voient leur part dans le total des levées du Trésor progresser à 14% contre seulement 2% au premier semestre 2010. «Ce changement explique entre autres la volonté du Trésor à rallonger la durée de vie moyenne de sa dette».

R. B.

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