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    Le tram, nouvelle image pour Casablanca
    Entretien avec Youssef Draiss, DG de Casa Transport

    Par L'Economiste | Edition N°:3595 Le 15/08/2011 | Partager
    Une partie piétonne sur le boulevard Mohammed V
    La réhabilitation des vitrines des commerces, une priorité

    Youssef Draiss, DG de Casa Transport, maître d’ouvrage du projet de tramway: «Les expériences des villes où un tramway a été réalisé ont montré que l’immobilier prend davantage de la valeur le long du tracé»

    Bien qu’il paraisse, peu ou très, «mal organisé», le chantier du tramway de Casablanca nécessite des dispositions particulières pour maîtriser au maximum les gênes occasionnées par les travaux. Aujourd’hui, les chauffeurs de taxis refusent, par exemple, d’emprunter le boulevard Abdelmoumen à cause de l’étroitesse de sa chaussée, tandis que les commerçants du centre-ville se plaignent de la fermeture définitive d’un tronçon du boulevard Mohammed V à la circulation. Eclairage.

    - L’Economiste:
    Avez-vous pris des dispositions spéciales pour le boulevard Mohammed V pour minimiser la gêne occasionnée par les travaux aux riverains, aux commerçants et aux professions libérales qui ne cessent de perdre leurs clients?
    - Youssef Draiss: D’abord, le tramway n’est pas seulement un projet de transport urbain. Sa particularité c’est qu’il contribue à donner une nouvelle image à la ville. Pour le boulevard Mohammed V, notamment le tronçon qui sera réservé aux piétons (il va du Marché central jusqu’à la place des Nations Unies), il sera entièrement transformé avec un aménagement de qualité. L’objectif est de redonner à ce boulevard son image d’antan. Il ne faut pas oublier que ce boulevard était et est encore, pour la plupart des Casablancais, le cœur de la ville par excellence. Maintenant, avec les travaux, il y a bien évidemment de la gêne pour les habitants et les commerçants. Nous ne pouvons pas le nier. Nous avons donc essayé de minimiser ces gênes en organisant au mieux le chantier. Avant le démarrage des travaux sur ce tronçon, un plan de circulation adapté a été élaboré, examiné, validé et mis en place en concertation avec les autorités de la ville.
    Nous avons interdit la circulation à partir du Marché central jusqu’à la place des Nations Unies afin d’accélérer le rythme des travaux. Mais, l’accès aux commerces et aux habitations reste assuré pendant les travaux. Nous avons aussi aménagé des passerelles piétonnes sécurisées et que l’on trouve tous les 200 à 300 mètres.

    - Où en est le projet de réhabilitation des vitrines des commerces se trouvant sur le boulevard Mohammed V?
    - Je répète, la réalisation du tramway entre dans un cadre très général englobant, entre autres, la réhabilitation du centre-ville historique de Casablanca. Aujourd’hui, nous réalisons des travaux d’aménagement de façade à façade (ndlr: réaménagement des trottoirs et de la chaussée) d’une grande qualité.
    Ces travaux gagneraient à être accompagnés de la réhabilitation des vitrines des commerces, du ravalement des façades, etc. Des actions qui sont de nature à redonner au centre-ville sa véritable identité. Le ministère de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies a inscrit la réhabilitation des vitrines des commerces du boulevard Mohammed V parmi les priorités de son plan d’action. En tant que maître d’ouvrage du projet de tramway, nous sommes disposés à collaborer avec ce département dans le cadre des travaux en cours.


    - Logiquement, si on relève, chez des commerçants, une baisse de l’activité causée par des travaux d’assainissement ou d’aménagement, on doit les indemniser…
    - Il ne faut pas voir seulement l’impact négatif des travaux sur les commerces. Il faut voir aussi les gains et les impacts positifs lorsque ces travaux seront achevés. Les expériences des villes où un tramway a été réalisé ont montré que l’immobilier prend davantage de valeur le long du tracé grâce aussi aux aménagements de façade à façade qui embellissent l’espace traversé par le tramway. L’indemnisation dont vous parlez relève en fait d’un cadre plus général. Ce qui se fait à l’étranger est encadré par des dispositions juridiques claires et vérifiées que nous n’avons malheureusement pas.

    Indemniser les commerçants!

    L’impact négatif d’un chantier (travaux d’assainissement ou d’aménagement) se ressent le plus souvent sur l’activité des riverains et des commerçants. C’est le cas de ceux du boulevard Mohammed V à Casablanca qui ont vu leurs chiffres d’affaires reculer à cause de la fermeture de cet axe stratégique à la circulation. Le projet de tramway n’a pas prévu d’indemnisations aux commerçants, puisque rien n’oblige les responsables à le faire. En France, il y a une disposition juridique claire qui encadre les indemnisations. Dans le cadre d’une commission présidée par un juge et comprenant un représentant des impôts, de la commune et des commerçants, un suivi de l’activité commerciale est assurée à travers le chiffre d’affaires déclaré, et ce, sur trois grandes phases: avant le démarrage des travaux, pendant les travaux et après les travaux. Un mécanisme est mis en place pour régulariser éventuellement les manques à gagner en cas de baisse de chiffre d’affaires.

    Propos recueillis par Bouchra SABIB

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