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    Filière oléicole: L’organisation, talon d’Achille

    Par L'Economiste | Edition N°:3595 Le 15/08/2011 | Partager
    A chaque activité une coopérative
    Production, valorisation et commercialisation agrégées

    L’objectif est d’assurer à l’horizon 2020 la production de 80% d’huile vierge et 20% de lampante. Actuellement le ratio est de 25-75% (vierge-lampante)

    Actuellement le poids économique de la filière oléicole est estimé à 5,5 milliards de DH. Les exportations d’huile d’olive ont atteint 37.800 tonnes en 2010/2011 selon un prix moyen de l’ordre de 21 DH/kg. Celles des olives de table tournent annuellement autour de 65.000 à 70.000 tonnes. Niveaux qui restent en dessous du potentiel actuel puisque la production s’élève déjà à près de 1,5 million de tonnes. S’ajoute à cela, une perte de valeur sur le marché du grignon estimé à 130 millions de DH/an. Or l’objectif est de porter les exportations de l’huile d’olive à 120.000 tonnes à l’horizon 2020. A la même échéance, les expéditions des olives de table devraient passer à 150.000 tonnes et la consommation par habitant portée à 4 kg pour l’huile et 5 pour ce qui est des olives de table. Le tout sur la base d’une production prévisionnelle à l’horizon 2020 de l’ordre de 2,5 millions de tonnes. Ce volume va imposer l’augmentation de la capacité de trituration à 2,2 millions de tonnes et celle des conserves à 500.000 tonnes. Tous ces objectifs restent à portée dans la mesure où la reconversion d’importantes superficies réservées aux céréales sera faite par des plantations d’olivier. Les subventions prévues par le Fonds de développement agricole pour soutenir l’investissement dans le domaine de la transformation et logistique auront aussi leur impact. Mais le véritable «défi tient plutôt aux modes de valorisation à adopter et aux modèles d’organisation à mettre en place», souligne la nouvelle feuille de route de Aziz Akhannouch (voir article page 5).
    Pour le moment, le tissu industriel reste dominé par une organisation traditionnelle et une concentration régionale. Face à 800 usines modernes et semi-modernes de trituration, il existe environ 16.000 unités artisanales. Quant aux conserveries d’olives de table, elles restent concentrées dans le Haouz et la région de Meknès.
    Inverser la donne, revient à opérer une spécialisation du modèle de production. Plus de 80% de la production d’olive sera dédié à l’approvisionnement des huileries. Lesquelles doivent assurer 80% de l’huile vierge et 20% maximum de lampante. «A cet effet, les agrégateurs et les groupements d’intérêts économiques (GIE) doivent être équipées d’unités de trituration à système continu à deux phases d’une capacité moyenne de 100 tonnes/jour», préconise la feuille de route. Ces unités doivent être accompagnées de dispositifs de traitement des grignons.
    Le document d’orientation opte aussi pour la création de grandes unités de collecte, de traitement et de valorisation du grignon. Dans les zones de production des olives de table, le modèle choisi repose sur l’agrégation autour d’unités de conserves.
    Au niveau de l’organisation, «il a été décidé d’opter pour un modèle contractuel spécifique pour l’agrégation des producteurs autour d’un GIE dans les régions à vocation oléicole», signale la feuille de route. Au préalable, les producteurs doivent être organisés en coopératives de production pour leur faciliter l’approvisionnement en facteur de production et organiser leur collecte. Le conditionnement et la commercialisation sont confiés soit au GIE lui-même, soit à un opérateur privé.
    Cette organisation sera accompagnée par des aides et des incitations à tous les échelons de production, de valorisation et de commercialisation. Ces aides seront octroyées dans le cadre du Fonds de développement agricole et à travers les structures de la nouvelle stratégie du conseil agricole. De fait, l’organisation projetée s’approche sensiblement du modèle espagnole dont chaque maillon de la chaîne de valeur est traité par une ou un groupe de coopératives. Il permet une meilleure maîtrise des divers métiers.

    A. G.

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