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    Filière oléicole: La tutelle rectifie le tir

    Par L'Economiste | Edition N°:3595 Le 15/08/2011 | Partager
    Une feuille de route pour adapter l’offre à la demande
    Les subventions réorientées vers les nouvelles variétés

    Source: Ministère de l’Agriculture
    L’objectif est de diminuer la part de la picholine de manière à ce qu’elle ne constitue à terme que 50% de l’oliveraie au lieu de 90% actuellement. Pour forcer cette mutation, les subventions octroyées par le Fonds de développement agricole seront orientées vers les variétés retenues dans la nouvelle feuille de route

    Produire, c’est bien. Mais vendre, c’est encore mieux. Le dilemme de la filière oléicole tient au développement fulgurant qu’a connu la production d’olive sans pour autant être accompagné par des investissements au niveau des infrastructures de valorisation et de mise en marché. A tel point que les exportations d’huile d’olive, bien qu’en forte augmentation, peinent à franchir le cap de 40.000 tonnes. Avec à la clé un niveau des prix largement en dessous de la concurrence. D’où la nécessité de rectifier le tir en adaptant le potentiel naturel aux exigences et à la demande réelle exprimée par les marchés. C’est l’objet de la nouvelle feuille de route adressée par le ministre de l’Agriculture aux intervenants de la filière (services extérieurs du ministère et interprofession oléicole). «Nous sommes aujourd’hui devant un défi de valorisation et d’amélioration de la compétitivité de notre production oléicole», y souligne Aziz Akhannouch. L’objectif recherché à travers l’élaboration de cette feuille de route, à laquelle a été associée l’interprofession, «est de développer la filière selon un modèle intégré touchant les divers maillons de la chaîne de valeur».
    Profil variétal, modes de valorisation et modèles d’organisation, constituent les principaux axes de la nouvelle orientation. La variété se révèle d’importance capitale car elle conditionne le profil qualitatif et les différentes utilisations de la production. Cela concerne le choix variétal qui sera différencié selon les systèmes de production. Dans le système de production pluviale (bour), les futures plantations sont à réaliser en majorité avec des variétés qui ont confirmé leurs performances comme Menara et Haouzia. Ceci, selon une densité inférieure ou égale à 130 arbres à l’hectare pour assurer un rendement de l’ordre de 7 tonnes/ha. Dans les terres irriguées, les variétés préconisées sont les mêmes ainsi que toute autre espèce certifiée à l’exception de la picholine marocaine. La densité doit varier entre 130 et 300 arbres à l’hectare pour atteindre 10 tonnes/ha. Enfin dans le système de production en irrigation localisée, le même choix variétal est recommandé avec une densité et des rendements à l’hectare plus élevés.
    L’objectif est de diminuer la part de la picholine de manière à ce qu’elle ne constitue à terme que 50% de l’oliveraie nationale au lieu de 90% actuellement. Pour forcer cette mutation, les subventions octroyées par le Fonds de développement agricole seront orientées vers les variétés retenues dans la nouvelle feuille de route. A charge pour l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires et des pépiniéristes de garantir la disponibilité des plants.

    A. G.

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