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Politique Internationale

Syrie: Assad de plus en plus isolé

Par L'Economiste | Edition N°:3590 Le 08/08/2011 | Partager
Russie, Koweït, Turquie… s’inquiètent
Les civils continuent de «tomber»

La ville de Deir Ezzor, située à l’est du pays, a été prise d’assaut par l’armée -quelque 250 chars et transports de troupes blindés- pour mater la révolte contre le régime du président Bachar al-Assad, selon la Ligue syrienne des droits de l’homme. Parallèlement, un assaut de l’armée dans la province de Homs (au centre) a été donné avec pas moins de 25 chars et transports de troupes

CE week-end a de nouveau été sanglant en Syrie. Des opérations militaires à Deir Ezzor, située à l’est du pays, ont fait 20 morts parmi les civils et des dizaines d’autres blessés.
La ville a été prise d’assaut par l’armée -quelque 250 chars et transports de troupes blindés- pour mater la révolte contre le régime du président Bachar al Assad, selon la Ligue syrienne des droits de l’homme. Parallèlement, un assaut de l’armée contre la ville de Houlé, dans la province de Homs (au centre), a été donné faisant quatre morts parmi les civils et plusieurs blessés. Ce sont quelque 25 chars et transports de troupes qui ont pénétré le matin du dimanche à Houlé. Ces attaques sont menées quelques heures seulement après que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a exhorté lors d’un entretien téléphonique le président syrien Bachar al Assad à mettre fin à la campagne militaire contre les opposants.
D’autres manifestations ont eu lieu ce week-end à travers la Syrie, notamment dans le nord-ouest du pays, à Idleb, où deux personnes ont succombé à leurs blessures après avoir été touchées par des tirs des forces de sécurité, dans des quartiers de Damas, à Lattaquié, Saraqeb et à Deraa où est née la révolte le 15 mars contre le pouvoir du président syrien Bachar al-Assad. Ce dernier a encore affirmé hier que l’Etat avait «l’obligation» d’agir «face aux hors-la-loi» qu’il accuse de «terroriser la population», selon l’agence officielle Sana. «Agir face aux hors-la-loi qui coupent les routes, ferment les villes et terrorisent la population est une obligation pour l’Etat qui doit défendre la sécurité et protéger la vie des citoyens», a-t-il déclaré. La sanglante répression de ce soulèvement se poursuit en dépit de promesses répétées de réformes par le régime. Bachar al Assad se retrouve alors de plus en plus isolé sur la scène internationale.
L’Autriche a décidé de suspendre son contrat avec Damas pour la livraison de billets de livres syriennes imprimés par une filiale de la banque centrale autrichienne. La filiale en question, la banque d’émission de billets et de garanties OeBS, a pris cette décision en raison des manoeuvres brutales contre les manifestants en Syrie et en a notifié le vice-chancelier et chef de la diplomatie, Michael Spindelegger. La banque centrale autrichienne est en train de réexaminer le contrat pour éventuellement y mettre fin. Le secrétaire d’Etat aux Finances, Andreas Schieder, avait qualifié vendredi le contrat de «douteux» et «plus que malencontreux dans le contexte actuel». Sur le plan diplomatique, le régime de Assad est de plus en plus critiqué. La chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, a réclamé de nouvelles sanctions pour «faire payer» Damas pour les 2.000 morts dont elle accuse le régime d’être responsable. La Maison Blanche a également durci le ton, affirmant «penser à l’après-Assad, comme le font déjà les 23 millions de Syriens», tandis que le président russe, Dmitri Medvedev, dont le pays s’était opposé à l’adoption d’une résolution par l’ONU, a jugé que la situation dans le pays était «dramatique» et exprimé «une inquiétude énorme». Le Koweït a également appelé Damas à mettre fin à la répression meurtrière, appelant au dialogue et à de «véritables réformes» pour mettre un terme à la crise dans le pays, une répression que la Turquie a jugée vendredi «inacceptable».

J. K.

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