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Entreprises

Transport des voyageurs
Le lobby des agréments fait de la résistance

Par L'Economiste | Edition N°:3590 Le 08/08/2011 | Partager
Les professionnels estiment à 11.000 le nombre de titres
Ils continuent d’être attribués à de fortunés privilégiés
La tutelle continue de parler de catégorisation des entreprises

Selon la réglementation, un autocar qui accède à une gare routière ne doit pas y rester plus de 15 minutes. Actuellement, à cause de la prolifération des agréments, ce temps de séjour ne dépasse pas les 10 minutes

Comment en finir avec le système des agréments? La question continue de tarauder les esprits. Une réunion a eu lieu récemment entre la tutelle et les transporteurs à ce sujet. A l’ordre du jour, l’examen des nombreux problèmes du secteur, exposés par trois fédérations professionnelles. Selon des opérateurs présents lors de la rencontre, la tutelle n’a pas défendu un projet ficelé, mais plutôt une esquisse de réforme.
Une chose est claire, la réforme du secteur est devenue une urgence. En effet, la nouvelle constitution, qui vient d’être publiée, est censée mettre un terme à l’économie de rente via la garantie de l’égalité des chances. Le système des agréments, attribués à des privilégiés dans l’opacité la plus totale, en constitue une des plus vieilles expressions. Cette vieille forme de rente existe depuis fort longtemps et continue toujours à sévir. Selon des estimations, les agréments de transport des voyageurs seraient actuellement autour de 11.000 titres. Selon les professionnels, malgré les démentis de la tutelle, les agréments continuent d’être attribués. Le plus grave dans cette affaire, c’est que les bénéficiaires se recrutent parmi la population la plus aisée tels des chanteurs, d’anciens footballeurs, responsables politiques qui ont pu amasser des fortunes colossales. Ces heureux élus louent ce sésame à environ 50.000 DH, assortis d’un pas de porte conséquent. «L’hémorragie des agréments a entraîné la saturation de certaines lignes», explique Abderrazak Dahbi, président de la Fédération nationale des syndicats des transporteurs routiers du Maroc (FNSTRM), présent lors de la réunion avec la tutelle. Du coup, certaines lignes, comme Casablanca-Beni Mellal, ne sont plus rentables. «Il y a moins de 20 ans, cette ligne comptait à peine 25 agréments. Actuellement, ils sont plus de 100», signale le président de la FNSTRM, qui suggère que 40% des agréments devraient être retirés. La tâche ne sera pas aisée.
Les bénéficiaires des agréments constituent actuellement un puissant lobby qui, pour des raisons évidentes, n’a pas intérêt à ce que le secteur du transport soit mis à niveau. Ce qui empêche de mettre un terme à cette économie de rente devenue anachronique. Et c’est la raison pour laquelle la tutelle parle plutôt de réforme du secteur et non de sa libéralisation. Première piste envisagée, la catégorisation des professionnels. Cela fait déjà près de deux ans que la tutelle a établi un tableau de classification des entreprises de transport des voyageurs. Visiblement, le code de la route et l’élaboration du contrat-programme de la logistique en ont retardé la mise en œuvre. La dernière rencontre avec les professionnels a encore porté sur l’examen de ce projet de catégorisation qui prévoit 3 classes: A, B et C. Un système qui tient compte de critères tels que la nature des prestations, la taille du parc, la logistique, la structure d’accueil, la disponibilité d’une gare propre… La catégorie A, par exemple, aura la possibilité de servir à la fois des lignes nationales, internationales et d’exercer le transport touristique. Libéralisation ou réforme, les professionnels sont favorables à toute mise à niveau du secteur qui ne remet pas en cause leurs acquis. «Notre fédération est pour la régionalisation du transport. Ainsi, nous proposons que le gouvernement arrête d’attribuer des agréments pour les grandes lignes telles que Oujda-Tan Tan, de manière à permettre aux petits opérateurs de continuer d’exercer», explique Dahbi.

L’échec des gares routières

AUTRE sujet abordé par les professionnels du transport touristique avec la tutelle, le problème des gares routières. «Les gares routières sont à l’origine de bon nombre de problèmes dans le secteur. Selon la réglementation, les autocars ne doivent pas rester au maximum plus de 15 minutes au sein d’une gare. Par conséquent, les chauffeurs sont obligés de quitter l’enceinte de la gare routière même si leur autocar est vide», explique Abderrahim Chennaoui, SG de la Fédération générale du transport sur routes et ports. Ainsi, pour pouvoir payer le loyer de l’agrément, le chauffeur doit se débrouiller pour «ramasser» des voyageurs sur la voie publique même si cette pratique est interdite. De plus, le conducteur est souvent obligé d’accélérer afin d’arriver à destination et pouvoir retourner à la ville de départ. Ce qui est à l’origine de nombreux accidents mortels, dus au manque de sommeil des chauffeurs, à la vitesse, au non-respect du code de la route… Un phénomène aggravé par le fait que les opérateurs du transport des voyageurs des grandes lignes ne disposent pas de deux chauffeurs.

Hassan EL ARIF

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