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Evénement

Viandes rouges: Flambée exceptionnelle

Par L'Economiste | Edition N°:3590 Le 08/08/2011 | Partager
La forte demande de juillet et d’août à l’origine de la hausse
Les professionnels prévoient un retour à la normale dans quelques jours

La forte demande de viandes au cours des mois de juillet et août est à l’origine de la flambée des prix. Selon les professionnels, la situation devrait revenir à la normale

Depuis la veille de Ramadan, le prix des viandes rouges a pris l’ascenseur. La flambée des prix est à son paroxysme. Selon Ahmed El Omari, SG du syndicat national des commerçants et des professionnels (section abattoirs), les augmentations des prix varient entre 5 et 10 DH en fonction des quartiers. Pour la découpe européenne (filet, faux filet…) par exemple, les prix atteignent parfois les 150 DH. Dans certains quartiers de la métropole économique, la viande de bœuf est commercialisée à 80 DH. La campagne n’est pas épargnée. Les prix s’élèvent parfois à 70 DH. Un pic jamais atteint.
Pourtant, une grande chaîne d’hypermarchés s’est fait remarquer en proposant la viande de bœuf à 54 DH le kilo. Aux yeux d’un opérateur, il s’agit purement d’une opération marketing via un produit d’appel pour attirer la clientèle vers d’autres produits plus rentables. «Le principe consiste à négocier avec le fournisseur, une fois par an, la possibilité de brader les prix dans le cadre d’une promotion avec l’éventualité d’être compensés par d’autres produits», explique-t-il.
Pour Hammou Ouhelli, président de la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (Fiviar), il n’y a rien d’anormal à cette situation. «Il s’agit d’un prix conjoncturel. En effet, la demande en viandes augmente toujours en juillet et août. D’où une hausse des prix. Et en ce début de Ramadan, la demande a fortement augmenté, elle devrait se tasser dans quelques jours. Ce qui entraînera nécessairement un retour à la normale», explique-t-il. La demande de viande de bœuf n’est pas stable au cours de l’année. En septembre, par exemple, elle baisse car les ménages doivent faire face aux dépenses liées à la rentrée scolaire. Il en va de même au cours de la période suivant Aïd Al Adha, du fait de l’achat du mouton. Le prix de la viande ovine n’est pas en reste. Elle est actuellement proposée à 75 DH environ contre 60 DH il y a quelques semaines. Pour le SG du syndicat des commerçants, cette augmentation est attribuée à l’achat massif d’agneaux destinés à l’engraissement en prévision de l’Aïd Al Adha.
Le facteur de la demande explique-t-il à lui seul les niveaux de prix atteints actuellement? «Le Maroc n’a toujours pas atteint son autosuffisance en viande de bœuf. C’est le premier facteur qui justifie les prix pratiqués à longueur d’année. L’Etat a bien mis en place des mesures incitatives pour l’importation de veaux d’engraissement, mais les conditions draconiennes n’ont pas permis d’atteindre les objectifs escomptés», déplore El Omari. Au terme de 2010, à peine 5.000 taurillons ont été importés. Soit l’équivalent de la consommation hebdomadaire de Casablanca.
Le prix des viandes est assorti d’une dizaine de taxes et impôts, comme la taxe de stabulation, la taxe d’abattage, la taxe de bienfaisance… Le montant de ces taxes varie selon les régions, les abattoirs et les tueries. Il oscille entre 1,10 DH le kilo à Agadir et 2,60 DH à Casablanca. Ce qui vient alourdir les charges des chevillards.
De l’avis des professionnels, les prix devraient connaître une baisse de 5 à 10 DH dans les jours qui viennent. Toutefois, certains bouchers seront toujours tentés de pratiquer les anciens prix. «Les autorités compétentes sont appelées à sévir pour obliger les détaillants à répercuter la baisse sur les clients», suggère El Omari. Les consommateurs devraient eux aussi rester vigilants en exigeant que les bouchers réduisent leurs prix une fois revenus à la normale.
Une réunion aura lieu après Ramadan entre les professionnels et les autorités concernées à Casablanca. A l’ordre du jour, l’examen des problèmes du secteur tels que l’abattage clandestin, le niveau de taxation, l’évaluation des prestations de la société gestionnaire des abattoirs de Casablanca…

Alternative

LE Maroc consomme environ 200.000 tonnes de viande de bœuf par an. Il en produit près de 60%. Le reste est importé. Pour le professionnel, le cahier des charges relatif à l’importation des veaux devrait être assoupli. Parmi les conditions prévues, l’importation de veaux à partir de l’Europe (Hollande, Allemagne, France, Belgique). Les prix des veaux sont actuellement à la hausse sur les marchés internationaux du fait de la forte demande de la part de pays comme la Fédération de Russie et la Chine. Or, en Amérique latine, par exemple, les bovins sont commercialisés à des cours intéressants. «Les prix sont très compétitifs même en intégrant les frais de transport. La différence de prix est de l’ordre de 50% par rapport aux bêtes importées d’Europe. Mais certains lobbies s’opposent toujours à l’importation de viande de bœuf d’Amérique latine», affirme Ahmed El Omari, SG du syndicat national des commerçants et des professionnels (section abattoirs).

Hassan EL ARIF

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