Politique

Abdeltif Menouni, nouveau conseiller royal

Par L'Economiste | Edition N°:3589 Le 05/08/2011 | Partager
Compétences en matière d’élaboration des lois
Il connaît également le champ politique et social

Après avoir planché sur la Constitution, Abdeltif Menouni relève un nouveau challenge en tant que conseiller royal

Après le succès du processus de la nouvelle Constitution, il fallait s’attendre à la mise sur orbite du Pr Abdeltif Menouni. C’est chose faite. Il vient d’être nommé conseiller du Souverain. Il prendra ses fonctions à partir de fin septembre prochain. Un délai certainement pour boucler les travaux en cours afin de se consacrer intégralement à sa nouvelle mission.
L’homme dégage beaucoup de sérénité et d’assurance. Les personnes qui l’ont côtoyé louent son sens élevé du dialogue. Son calme et sa capacité d’écoute ont forcé l’admiration des hommes politiques lors des séances de présentation des propositions des partis, des syndicats et des ONG de la société civile pour la révision de la Constitution. Même les membres de la Commission consultative de la révision de la Constitution dont il était le président mettent en relief son ouverture d’esprit. Ce constitutionnaliste accepte les autres avis même s’il ne les partage pas avec eux, dit l’un d’entre eux.
Selon le communiqué du cabinet royal, «Menouni est connu pour ses compétences scientifiques et pour sa grande expérience en matière d’élaboration des lois». En tant que conseiller du Souverain, il se fera certainement la main dans les domaines qui relèvent de ses compétences. Il devra passer au crible tous les projets de loi qui atterrissent au cabinet royal avant leur programmation au conseil des ministres. D’autant que la mise en œuvre de la nouvelle Constitution implique l’adoption d’un arsenal juridique au cours des prochaines années. Qui mieux que le nouveau conseiller pour assurer le service après-vente de la loi fondamentale.
Dans son dernier discours, le Souverain a rappelé que la mise à niveau législative était l’un des principaux chantiers à mettre en marche avant la fin de la prochaine législature. D’où la nécessité d’élaborer et d’adopter les différentes lois organiques.
A cela s’ajoute la mise en place des différentes institutions dédiées aux droits de l’homme. Mais ses attributions pourraient s’étendre aux dossiers politique et social. Dans ces domaines, ses connaissances dépassent les murs de la faculté de droit de Rabat. L’homme a été actif politiquement. Il a été président de l’Unem (Union nationale des étudiants du Maroc). Il a également milité au sein de l’USFP avant de prendre ses distances avec cette formation politique.

M.C.

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