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    Régions

    Fès veut améliorer le transport urbain

    Par L'Economiste | Edition N°:3588 Le 04/08/2011 | Partager
    24 millions de DH pour de nouveaux bus
    150 millions de DH pour restructurer la Ratuf
    Une société de développement local pour gérer le secteur

    D’une durée biennale (2011-2012), le programme de redressement de la Ratuf porte sur le règlement du passif, la mise à niveau du parc et la restructuration des effectifs. Pour 2011, quelque 119 millions de DH d’investissement sont prévus dans ce cadre

    LA Régie autonome de transport urbain de Fès (Ratuf) vient d’acquérir 18 nouveaux bus pour la somme de 24 millions de DH. Inscrit dans le cadre de la mise à niveau de la Régie, ce nouvel investissement est financé par la Direction des régies et des services concédés (DRSC) via le Fonds d’accompagnement pour la réforme du transport urbain.
    En effet, depuis l’entrée en vigueur du protocole d’accord signé, en février dernier, entre la Direction générale des collectivités locales (DGCL), le Conseil de la ville de Fès et la direction des régies, les choses semblent mieux fonctionner pour la Ratuf. Selon son directeur, Abdellatif Filah, le département de l’Intérieur, la Direction générale des collectivités locales (DGCL) et le Conseil de la ville s’engagent au titre de cette année à apurer les dettes commerciales et sociales de l’établissement. L’on sait à cet égard que la restructuration de la Ratuf, l’une des deux dernières régies à exister encore au Maroc, nécessitera pas moins de 150 millions de DH. D’une durée biennale (2011-2012), le programme porte sur le règlement du passif, la mise à niveau du parc et la restructuration des effectifs. Pour 2011, quelque 119 millions de DH d’investissement sont prévus dans ce cadre. Les dettes fiscales de la régie étant épongées, quelque 31 millions de DH seront consacrés aux dettes sociales et 39 millions aux dettes commerciales. Ainsi, la commune urbaine de Fès devra débourser dès cette année quelque 35,691 millions de DH, la DGCL 33,265 millions DH et le ministère de l’Intérieur (via la direction des régies et des services concédés) 50 millions de DH.
    «A noter que la subvention du département de l’Intérieur a déjà été encaissée et la procédure d’acquisition des bus lancée», confie Filah. Et d’ajouter : «notre Régie encouragera cette année les départs volontaires». Au total, 82 personnes, dont principalement de gros salaires dans les postes improductifs (échelles 10 et 11), sont concernées. L’opération nécessitera pas moins de 9,4 millions de DH. En fait, la réduction de la masse salariale est une priorité. Le nombre d’agents par bus doit absolument passer de 8 actuellement à 5,5 et ceci bien avant la fin 2012. Avant cette échéance, les partenaires du plan de sauvetage de la régie devront miser 27,3 millions de DH. C’est le montant prévue par le protocole d’accord au titre de 2012.
    D’autre part, la mise en place d’un système adapté pour l’exploitation des lignes suburbaines est en cours. Par ailleurs, le Conseil de la ville a décidé de changer le mode de gestion du transport urbain. Ceci en passant du système «Régie» à l’exploitation via une «Société de développement local» (SDL), qui sera chargée de gérer ce secteur. De fait, les services de la Commune se penchent sur l’élaboration du statut de la future SDL. Un statut qui ne devra laisser rien au hasard pour éviter des problèmes avec le délégataire et assurer un service de transport de qualité. Telle une société d’action, la SDL demandera aux communes desservies par ses bus une sorte d’adhésion financière afin d’éviter les pertes sur les lignes non rentables. La future SDL gérera un parc circulant estimé à plus de 160 véhicules, ceci en attendant le lancement d’un appel d’offres pour la gestion de ce secteur.
    Rappelons que la Ratuf ne peut, à elle seule, assurer le transport dans une métropole en pleine mutation. Actuellement, elle exploite un réseau de 38 lignes permettant le déplacement des habitants de Fès partout dans la ville. Elle assure également, via 10 autres lignes, la desserte des provinces de Moulay Yacoub et Sefrou ainsi que certaines communes de la périphérie de la ville de Fès (Aïn Bida, Skhinate et Sidi Harazem). Ce sont quelque 48 millions de passagers qui sont ainsi enregistrés par an.

    Transport clandestin

    Lutter contre le transport clandestin reste, toutefois, un grand défi pour les autorités. En effet, l’augmentation du chiffre d’affaires de la Régie, la SDL ou encore le futur délégataire et l’amélioration de sa structure financière sont tributaires de l’élimination du transport clandestin, notamment sur les axes de Ouislane, la gare ferroviaire, Bensouda et Aouint El Hajjaj. Dans ces différents endroits, les clandestins font leur trafic sans vergogne et sous l’œil indifférent des agents de police. Ce qui cause à l’activité de la Régie une perte sèche de plusieurs millions de dirhams par an. En tout cas, il faut réfléchir à terme à un autre mode de transport de masse, en l’occurrence le tramway ou le métro, ou encore le «Bus à haut niveau de service» (BHNS).

     

    De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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