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    Culture

    «Maître Samba, le dernier des Gnaouas»
    Le fabuleux destin d’un petit esclave de Tombouctou

    Par L'Economiste | Edition N°:3587 Le 03/08/2011 | Partager
    Saïd Laqabi invite au voyage dans le Maroc africain
    Safi, ville à l’ héritage culturel immense

    «Maître Samba, le dernier des Gnaouas» est le deuxième roman de Saïd Laqabi. Un roman qui raconte l’histoire d’un enfant de Tombouctou, capturé par des négriers touareg, et qui sera initié par un Cheikh de Smara à la musique de la transe, celle des Gnaouas

    Samba est né à Tombouctou, au Mali, au XVIe siècle. Le pays, à cette époque, est vidé de ses forces vives par les esclavagistes blancs, avec la complicité de négriers touaregs. Le petit Samba est arraché à sa famille, ses racines pour être emmené au Maroc où il sera esclave. Sa vie s’achèvera près de la zaouïa Sidi Bilal à Essaouira. Initié par un Cheikh de Smara à la musique de la transe et des Gnaouas, il connaîtra un destin fabuleux. «Je mis du temps avant de comprendre que moi, Samba, je venais de rentrer dans l’ignoble condition d’esclave», raconte le petit garçon dans le livre.
    L’apprentissage de la captivité fut long et difficile. Avant la résignation et la rencontre avec Cheikh Maa Laïnine, un des grands érudits de l’Occident musulman et son premier maître. Il le sauva, en quelque sorte, de son horrible condition d’esclave. (…). Il lui apprit qu’en s’instruisant, il pourrai se métamorphoser et devenir quelqu’un, voire, un maître. Ce qu’il devint effectivement et acquis une réputation qui dépassa les frontières de Safi. «Après mon installation à proximité de la zaouïa
    Sidi Bilal, en dépit des théories de visiteurs arabes, noirs, juifs qui avaient eu connaissance de mes faits d’armes, je m’en tenais à ma promesse faite à moi-même de ne pas animer de lilla à moins que ce fut avec mon propre guembris, celui que j’aurai fabriqué de mes mains », narre celui qu’on appellera désormais Maître Samba.
    C’est l’histoire que raconte Saïd Laqabi dans «Maître Samba: Le dernier des Gnaouas». Laqabi auteur d’une riche bibliographie, signe là son deuxième roman, chez Asteria Editions. Un travail original qui invite le lecteur dans le Maroc africain, à partir du parcours et du rite initiatique du héros.
    Saïd Laqabi profite de sa formation académique (il est docteur es-lettres françaises et comparées) pour offrir aux amateurs d’histoire un ouvrage érudit, pleins d’anecdotes amusantes. Disponible depuis mai dans toutes les librairies du Royaume, ce roman est aussi l’occasion pour l’auteur de démontrer la parfaite harmonie des différentes composantes culturelles marocaines: arabo-musulmane, sépharade, amazigh, andalouse et même européenne.
    Un brassage qui fait de Safi, la ville natale de l’écrivain, un « little Morroco, au regard de la cohabitation harmonieuse de ces cultures.
    F. E. O.

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