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    Bourse: Casablanca, trop chère

    Par L'Economiste | Edition N°:3586 Le 02/08/2011 | Partager
    Constat des analystes d’Attijari Intermédiation
    Le Maroc n’échappe pas à la vague de doute qui envahit la région

    La place boursière de Casablanca demeure l’une des plus attractives de la région Mena, en termes de rentabilité financière, à savoir un ROE pour 2011 estimé de 25,7% contre une moyenne de 18,7% pour les pays de la région

    La Bourse de Casablanca ne fait pas l’exception. Le sentiment de doute qui envahit la place casablancaise est valable dans tous les pays de la région Mena. Toutes les Bourses arabes, à l’exception de l’Arabie saoudite, ont enregistré, au terme du premier semestre, une baisse significative de leurs indices allant de -3% pour la Bourse d’Abu Dhabi à -22,7% pour la Bourse égyptienne. «Le doute qui s’est installé sur les marchés a poussé les investisseurs, principalement les étrangers, à ne plus distinguer entre les pays concernés par les mouvements de réformes et ceux qui ne le sont pas», estiment les analystes. Le constat est fort parlant. Au Maroc comme ailleurs, les marchés semblent ne plus avoir le soutien de la croissance macroéconomique. En effet, malgré une conjoncture positive au premier semestre corrélée à des prévisions de croissance satisfaisantes pour les entreprises cotées, la Bourse de Casablanca semble manquer de rythme.
    Reste un facteur de taille qui peut la relancer: «le retour de confiance, une condition sine qua non pour la reprise». Au-delà des chiffres et des perspectives économiques, les investisseurs attendent des réponses à d’autres sujets: les issues politiques des différents pays de la région.
    Par ailleurs, les niveaux de valorisation sur le marché marocain sont jugés relativement élevés. Cette cherté est justifiée par «le poids des investisseurs locaux qui, disposant d’une capacité limitée d’investissement à l’étranger et d’un manque d’opportunités d’arbitrage, considèrent le marché comme un véhicule incontournable de placement», souligne ATI. Toutefois, cette hypothèse est à exclure. Pour cause, la place marocaine est l’un des marchés ayant un faible risque systémique. Il réagit faiblement aux évolutions des marchés internationaux, que ce soit à la hausse ou à la baisse. Aussi, la volatilité des indices boursiers des pays émergents et arabes est effectivement plus forte que celle du Maroc.
    Dans ces conditions, les niveaux de valorisation «pourraient être justifiés par la qualité intrinsèque du Maroc en tant que place boursière défensive». Cependant, elle demeure l’une des plus attractives de la région Mena en termes de rentabilité financière. En effet, la rentabilité des capitaux propres (ROE) estimée pour 2011 s’élève à 25,7% contre une moyenne de 18,7% pour les pays de la région. «Cette situation s’explique de manière fondamentale par les niveaux de marge opérationnelle structurellement élevés des principaux secteurs de la cote». On cite donc, le secteur des télécoms (45,3%), des cimenteries (38,4%), de l’immobilier (28,7%) et des banques (40,7%).
    R. B.

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