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    Casablanca: Braquage d’un convoi de bijoux

    Par L'Economiste | Edition N°:3586 Le 02/08/2011 | Partager
    Deux blessés graves
    Les malfaiteurs s’emparent de 11 kilos d’or serti

    Rue Abderrahmane Sahraoui, devant le portail principal de l’Administration des douanes de Casablanca. Les enquêteurs inspectent la Logan d’Oromecanica qui transportait les 11 kilos d’or sertis. Les deux agents de sécurité blessés ont été transportés à l’hôpital Averroes (Ph. Jarfi)

    Armes, coups de feu, blessés graves… Casablanca a connu un braquage d’un genre nouveau hier. A 8h50, une grosse moto cylindrée transportant deux hommes roule sur le boulevard Rachidi, juste derrière une Logan noire appartenant à la société Oromecanica, la première importatrice d’or au Maroc. Sur la moto, les deux individus portent casques noirs et combinaisons de motards qui empêchent leur identification. Oromecanica est la propriété d’Aziz El Hajouji, homme d’affaires réputé qui possède deux usines de joaillerie à Casablanca et six boutiques (dont la marque Passion). L’entreprise s’apprête ce matin-là à déposer à la Douane environ 11 kilos d’or pour les poinçons de titres et de garantie. L’opération, banale, est effectuée régulièrement pour déterminer la qualité de l’or utilisé dans les bijoux. La douane marocaine évalue par ce biais la marge de taxation des produits destinés à la vente. En l’occurrence, le butin transporté dans la Logan noire d’Oromecanica contenait des bijoux sertis de rubis et d’émeraudes notamment, avoisinant une valeur de 5 millions de dirhams.
    Sur place, personne ne voit rien venir. Comme d’habitude, la voiture transportant l’or effectue ses manœuvres pour stationner sur la rue Abderrahmane Sahraoui, à cinq mètres du portail principale de l’Administration des Douanes. Juste derrière elle, les deux braqueurs font mine de circuler sur la voie, attendant le moment propice pour entrer en scène. Tout va très vite. Au moment où les deux agents d’Oromecanica descendent de la Logan, le motard assis à l’arrière descend de son siège et tire sans sommation sur le convoyeur qui transporte le butin. Deux coups à bout portant qui touchent au dos l’agent d’Oromecanica qui tombe à terre, blessé grièvement. Dans un geste héroïque, celui-ci jette la mallette rempli d’or au second convoyeur qui tente de la récupérer et de courir. Peine perdue. Avec une froideur calculée, le cambrioleur vise une nouvelle fois l’homme et tire trois à quatre balles qui font mouche. Le second agent s’écroule. L’une des balles ira se loger sur la porte avant d’une Fiat Palio blanche stationnée sur le trottoir. Le braqueur récupère le butin, remonte tranquillement sur la grosse cylindrée qui fuit en deux temps, trois mouvements. Une heure plus tard, la police retrouvera la fameuse moto abandonnée près du Twin Center, au Maârif, une T-max, un bolide que les amateurs de vitesse connaissent bien.
    Contacté par L’Economiste, Oromecanica n’a pas souhaité faire de déclaration sur les moyens utilisés pour sécuriser le convoi de son or. Ses deux agents dans la Logan banalisée n’avaient ni arme à feu, ni aucun autre moyen de dissuasion en cas de vol. La police s’interroge sur le modus operandi de l’opération. Les braqueurs ont vraisemblablement étudié l’environnement d’Oromecanica et ses méthodes de travail avant de passer à l’acte. L’utilisation d’une arme à feu, les tirs perpétrés avec l’intention de tuer laissent supposer qu’il s’agit là d’une équipe chevronnée prête à tout. Une détermination que les policiers n’ont pas hésité à qualifier de « professionnalisme», privilégiant pour l’instant «la piste d’une mafia provenant d’Europe». Néanmoins, aucune piste, même locale, n’est écartée.
    Karim SERRAJ

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