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    Economie Internationale

    Dette américaine: Un accord in extremis

    Par L'Economiste | Edition N°:3586 Le 02/08/2011 | Partager
    Responsables économiques et politiques soulagés
    Mais ils restent prudents

    A 1,3% en rythme annuel, la croissance PIB aux Etats-Unis au deuxième trimestre a été nettement plus lente qu’attendue par les analystes. En outre, l’estimation de la croissance pour le premier trimestre a été revue en très forte baisse, à 0,4%, ce qui correspond à une période de morosité économique

    APRÈS l’annonce d’un accord entre républicains et démocrates sur la question de la dette américaine, investisseurs et responsables politiques poussent un ouf de soulagement. A noter que les analystes n’ont jamais cru au scénario de défaut de paiement.
    L’accord prévoit ainsi un relèvement du plafond de la dette de au moins 2.100 milliards de dollars, pour permettre au Trésor de faire des emprunts après le 2 août.
    Le tout pour tenir jusqu’en 2013, soit après la prochaine élection présidentielle. Cette mesure sera accompagnée d’une première réduction des dépenses de 1.000 milliards de dollars.
    Pour entrer en vigueur, ces décisions doivent être avalisées par le Congrès. En France, à Berlin ou au Japon… tous les pays affichent un satisfecit général. Tout ce qui a été mis en oeuvre depuis quinze jours trois semaines, l’accord de la zone euro sur la question grecque, l’accord de Washington sur la question du relèvement du plafond de la dette américaine vont dans la bonne direction, font-ils savoir.
    Mais c’est bien évidemment du côté des marchés financiers et des matières premières que les réactions ont été les plus tangibles. Les Bourses mondiales sont enfin revenues dans le vert hier lundi. Le dollar, qui avait souffert de la lenteur des discussions sur la dette, se ressaisit, et la flambée de l’or s’apaise (L’or a fini en hausse lundi à Hong Kong, à 1.615,50 dollars US l’once contre 1.612,50 dollars vendredi. Il avait ouvert à 1.612,50 dollars). Quant au baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre, il s’échangeait à 118,99 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 2,25 dollars par rapport à la clôture de vendredi dernier.
    Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour la même échéance gagnait 1,31 dollar à 97,01 dollars.
    Les investisseurs restent prudents quant à la situation de l’économie américaine. Les statistiques du PIB américain pour le 2e trimestre, ont déçu car non seulement la croissance de la première économie mondiale n’a pas atteint les attentes des économistes (1,3 % alors qu’ils espéraient 1,8 %) mais surtout, la forte révision de ceux des trois premiers mois de l’année a eu l’effet d’une douche froide, selon les analystes. Le PIB du 1er trimestre n’a progressé que de 0,4% en rythme annualisé sur les trois premiers mois de l’année, contre +1,9% en précédente estimation, selon des chiffres définitifs rendus publics vendredi dernier par le département du Commerce.

    F. Z. T.

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