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    Société

    Ramadan/Santé
    Petites règles d’hygiène de vie

    Par L'Economiste | Edition N°:3585 Le 01/08/2011 | Partager
    Les longues siestes? Une fausse bonne idée !
    Espacer les repas d’au moins quatre heures

    ‘Chabakia’ , ‘Harira’ et autres ‘baghrir’ sont à consommer avec modération pour le jeûneur souhaitant contrôler son poids durant ce mois de Ramadan (Ph. Archives)

    Le jeûne n’est pas mauvais pour l’organisme au contraire, mais l’idée selon laquelle Ramadan permet de perdre du poids est totalement fausse, prévient Faouzia Daoudi, nutritionniste et diabétologue. Au contraire, en faisant fi de quelques règles d’hygiène alimentaire, beaucoup de gens sortent du mois de jeûne avec quelques kilos en plus. Non seulement le f’tour traditionnel composé de la fameuse harira, du sellou ou encore de chabakia est très calorique, mais en plus le fait de manger toute la nuit fait prendre indiscutablement du poids car les calories ingurgitées ne sont pas brûlées durant le sommeil.
    En fait, la prise de poids durant Ramadan tiendrait plus à une mauvaise hygiène de vie qu’au menu de la table, ajoute la nutritionniste. A éviter absolument, le rapprochement des repas. Entre le f’tour et le dîner, il faut compter en moyenne 4 heures, conseille Farid Hakkou, professeur de pharmacologie à la Faculté de médecine de Casablanca et président de la Fondation Hassan II pour la recherche scientifique et médicale sur le Ramadan. «Les études de la Fondation ont montré que la quantité de calories absorbée quotidiennement est supérieure à celle absorbée pendant Ramadan de 100 à 200 calories.», confie Farid Hakkou, Aussi, selon lui, le jeûneur doit agir en conséquence en régulant sa façon de s’alimenter ainsi que son hygiène de vie en fonction du contexte du mois sacré.
    Tout aussi fausse, l’idée de pratiquer de longues siestes pour «meubler » le temps en attendant la rupture du jeûne. Selon la nutritionniste et diabétologue Faouzia Daoudi, le sommeil est capital pour l’hygiène de vie durant le mois du Ramadan. Les parties de cartes jusqu’à 4 heures du matin, les excitants- thé, café- pour résister au sommeil sont à consommer avec modération. Il faut surtout éviter les longues siestes au cours de la journée, insiste Faouzi Daoudi. Cela vous permet de mieux digérer le dérèglement de l’horloge biologique et ne pas vous exposer aux troubles du sommeil qui peuvent être dévastateurs pour l’activité professionnelle.
    Parallèlement au respect des règles d’hygiène de vie, la nature des aliments consommés revêt une importance cruciale. Selon Hakkou, les fast-foods et les aliments sucrés et gras sont à bannir. Il faut également réduire sa consommation de ‘baghrir’, ‘msemen’ et autres ‘chabakia, durant le ftour, en se limitant à un baghrir au lieu de 4 par exemple. «Le jeûneur doit en diminuer la consommation mais pas les supprimer de son alimentation. En effet, il est conseillé de commencer par ingurgiter des sucres rapides en petite quantité à la rupture du jeûne, contrairement au repas du Shour, ou les sucres lents sont à privilégier car ils tiennent au corps. », souligne Hakkou.
    Daoudi conseille plutôt de consommer des sucres lents à la rupture du ftour, comme des lentilles, de la soupe, du pain ou des céréales. Les sucres rapides étant, selon elle, réservés pour les cas extrêmes comme les malaises ou l’hypoglycémie.
    Le jeûneur peut par contre consommer fruits et légumes en abondance, ainsi que du pain complet, de la viande maigre et du poisson, aliments faibles en calories mais riches en fibres et en vitamines. Le ftour idéal, selon Hakkou, se compose d’un laitage, d’un jus, de quelques dattes, de fruits, d’un café au lait et de pain complet. La harira peut éventuellement être remplacée par une soupe aux légumes. Selon Daoudi, Ramadan est un mois de jeûne. Aussi, le tube digestif doit être mis au repos et les aliments consommés bien choisis. «Il ne faut pas hésiter à consommer des fruits et des crudités, et limiter les sucreries au profit des sucres lents.
    Pratiquer une activité physique est un minimum pour ce mois. Il faut également bouger le plus possible, en prenant les escaliers au lieu de l’ascenseur ou encore en optant pour la marche à pieds plutôt que pour les transports en commun. Il est aussi vivement conseillé d’espacer les repas autant que possible.

     

    Plus de consultations chez les nutritionnistes


    Pendant le Ramadan, la demande est plus importante au niveau des cabinets de nutrition. « Nous avons plus de clients que pendant le reste de l’année, et ce sont principalement des patients atteints de diabète qui se posent des questions », relève la nutritionniste Faouzia Daoudi. Selon elle, une augmentation de l’activité physique, un apport plus important en sucre lent et une baisse de la consommation de sucre rapide et d’aliments gras permettraient de diminuer le risque de diabète durant ce mois.


    Karim AGOUMI

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