×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Corruption en Afrique
La cote d’alerte déjà atteinte

Par L'Economiste | Edition N°:3562 Le 29/06/2011 | Partager
Investissements perdus, impunité, incapacité à juguler le fléau…
Sur le continent, le Maroc arrive à sortir… un peu du lot

En Afrique, la situation est inquiétante. Sur ce continent, la corruption sape les institutions, ralentit le développement économique et favorise l’extension de la pauvreté. Les pays africains ont aujourd'hui plus que jamais besoin de lutter contre ce fléau à tous les niveaux de la société. Un constat, pas nouveau d’ailleurs, établi lors du 7e Forum panafricain sur la modernisation des services publics et les institutions de l’Etat, ouvert par le Premier ministre à Rabat lundi dernier.
Pour Simon Mamosi Lelo, DG du Cafrad (Centre africain de formation et de recherche administratives pour le développement), «plusieurs causes sont à la base de ce mal, notamment l’impunité en matière de corruption, l’incapacité des pouvoirs publics à juguler le problème et le manque d’organismes engagés». Selon lui, une forte corrélation existe entre la corruption, la mauvaise gouvernance, la défectuosité des services publics et le sous-développement de l’Afrique. «Le continent est en train de perdre des investissements et beaucoup de projets restent inachevés, à cause de l’enracinement de ce phénomène à tous les niveaux», indique-t-il. De son côté, Benjamin Amama, ancien ministre camerounais de la Fonction publique, préconise l’adoption d’une solution radicale pour mettre fin à l’impunité, la simplification des procédures administratives ainsi que le renforcement des moyens d’action des structures d’évaluation. Quant au Maroc, celui-ci est bien installé dans la corruption. Les résultats du baromètre mondial de la corruption pour 2010, confirment ce constat. Les secteurs montrés du doigt sont la justice et la fonction publique avec 3,5 points sur une échelle de 1 à 5. Ils sont suivis par la police avec une moyenne de 3,3 points. Viennent juste après les partis politiques et les parlementaires avec 2 points. Les ONG, les médias et les organisations religieuses sont en bas de la liste des secteurs rongés par ce fléau. Reste que Abdessalam Aboudrar, président de l’Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC), considère que le Royaume se distingue des autres pays d’Afrique. Pour lui, «le pays s'est engagé progressivement, lors de cette dernière décennie, dans la voie de la mise en place du système national d'intégrité à travers l'adoption de plusieurs réformes, destinées à perfectionner le dispositif juridique et à consolider le cadre institutionnel de lutte contre la corruption». Aujourd’hui, la nouvelle Constitution est venue davantage renforcer les principes de transparence et de bonne gouvernance, a-t-il ajouté.


Bonne gouvernance


La nouvelle Constitution a consacré tout un titre aux principes généraux de la bonne gouvernance et la moralisation de la vie publique. Ainsi, elle a établi les principes de corrélation entre l'exercice de responsabilités et de mandats publics et la reddition des comptes. A cela s’ajoutent des mesures fortes pour la transparence et la lutte contre la corruption. Ainsi, il est prévu de renforcer le rôle de la Cour des comptes et des cours régionales des comptes en matière de contrôle et l’ancrage des principes de transparence. Il a été procédé à la constitutionnalisation d’un certain nombre d’institution tels que l’ICPC et le conseil de la concurrence.


Soumaya BENCHERKI

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc