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Economie

Vendeurs ambulants
Une bouée sociale, un «bazar» économique

Par L'Economiste | Edition N°:3549 Le 10/06/2011 | Partager
Selon une étude, le secteur emploie 238.000 personnes
Difficile intégration dans le formel

Ce sont 238.000 personnes qui travaillent actuellement dans cette activité informelle. 60% d’entre elles l’a pratiquent pendant plus de 10 ans (Ph. Archives)

Depuis le printemps arabe et les marches du 20 février, les marchands ambulants ont envahi l’espace public au point de susciter la colère des commerçants. Ce phénomène pour lequel les autorités locales ferment les yeux a fait l’objet d’une question orale au ministère du Commerce et d’industrie, au niveau de la Chambre des représentants. Selon Réda Chami, une étude sur la question, en collaboration avec le département de l’Intérieur, a été lancée. L’objectif est d’intégrer les marchands ambulants dans le circuit économique légal en vue d’améliorer leur situation. C’est aussi une occasion de proposer une nouvelle vision pour structurer ce type de commerce. Les premiers résultats de cette étude ont montré que ce secteur informel emploie 238.000 personnes et fait vivre presque 1,3 million de personnes. 91% de ces emplois dans le milieu urbain sont assurés par des hommes âgés de 41 ans. 90% de ces marchands exercent le métier d’une manière indépendante. Aussi, ce secteur constitue-t-il un métier stable pour ces commerçants. En effet, 60% d’entre eux l’ont pratiqué pendant plus de 10 ans. Concernant les produits commercialisés et la clientèle, l’étude a révélé que 73% des marchands proposent des vêtements, des légumes et des fruits. Ces produits sont destinés à 82% des citoyens de la classe moyenne à hauteur de 46% et des couches défavorisées 36%. Cette clientèle est attirée par les prix bas. L’étude a fait ressortir un chiffre d’affaire annuel généré par le commerce informel estimé à 46 milliards de DH. D’ailleurs, le chiffre d’affaires journalier dépend de la qualité du produit commercialisé. Il oscille entre 224 et 677 DH. Ce montant se traduit par un gain net mensuel qui atteint 3.100 DH. Et comme ces vendeurs ambulants échappent à l’imposition, leurs activités restent préjudiciables à la fiscalité de l’Etat. Ahmed Réda Chami compte appliquer les recommandations de cette étude dans les mois à venir. Aussi, celle-ci proposera-t-elle une nouvelle approche permettant d’intégrer ces marchands dans le secteur formel. Mail il reste que la réussite de ce chantier sera tributaire du degré d’implication des responsables sectoriels tels que le ministère de l’Intérieur, les collectivités locales et les vendeurs eux même.
Soumaya BENCHERKI

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