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Europe

L’UE invente les «stress tests de la corruption»

Par L'Economiste | Edition N°:3547 Le 08/06/2011 | Partager
Les entreprises privées, principales concernées
Bruxelles veut ouvrir des enquêtes criminelles

Si Bruxelles veut éviter de dénoncer les mauvais élèves de l’UE en matière de corruption, Transparency International place en queue de peloton la Grèce tout en insistant sur le modèle que constitue le Danemark qui s’érige en numéro 1 mondiale de la transparence. Les écarts au sein même de l’UE semblent flagrants

120 milliards d’euros, c’est ce que coûte chaque année, la corruption à l’économie de l’Union européenne, soit 1% de son produit intérieur brut et une réduction notable des investissements. C’est dans cette optique que la Commission européenne a décidé de réagir avec fermeté, à travers une surveillance étroite de ce phénomène au sein des entreprises privées.
A compter de 2013, l’institution publiera, tous les deux ans, des évaluations qui mesurent les progrès accomplis par les Etats-membres pour prévenir et réduire la corruption. Ces «stress tests de la corruption» viendront compléter celles déjà publiées par les organisations internationales. A l’issue desquelles un rapport sera établi à partir de données provenant des pays, d’experts indépendants, de représentants de la société civile, d’informations fournies par l’ONU et l’OCDE
Une fois ces évaluations appliquées, et les résultats officialisés, Bruxelles prévoit le développement d’enquêtes criminelles. Il sera alors plus simple de confisquer les biens acquis par les entreprises privées, grâce à la corruption. La police et la justice coopéreront donc étroitement, encouragées par Europol et Eurojust.
Bruxelles projette de mettre en place des formations de policiers et de journalistes qu’elle estime très utiles dans la détection des cas de blanchiment, de financement illicite de partis politiques ou de fraudes dans le secteur financier. Ces enquêtes menées aussi bien par les médias que par la police criminelle nécessiteront selon, Cécilia Malstrom, commissaire aux Affaires intérieures, un renforcement des contrôles sur l’indépendance et les procédures des entreprises d’audit.
Dans un premier temps, la commission doit convaincre les Etats membres de la nécessité de telles mesures. Trois d’entre eux, l’Autriche, l’Allemagne et l’Italie n’ont toujours pas ratifié la convention du Conseil de l’Europe sur la corruption.
Pour l’heure, la Commission évite d’ériger un tableau des bons et mauvais élèves de l’Union, tout en affirmant qu’aucun pays n’est préservé de la corruption. Elle avait il y a quelques jours, conditionné son aide accordée aux pays arabes dont le Maroc, à une bonne transition démocratique et à une lutte effective contre la corruption.
Il s’avère alors que les européens semblent eux-mêmes avoir été inspirés du vent de réformes insufflé par le «printemps arabe». 80% des citoyens de l’Union estiment que la corruption est un «grave problème» dans leur pays.
Houda SIKAOUI

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