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Focus

Ressources en eau/Souss
Forte inquiétude sur l’approvisionnement

Par L'Economiste | Edition N°:3547 Le 08/06/2011 | Partager
Renforcement de l’alimentation du Grand Agadir
L’expansion urbanistique montrée du doigt

Moyennant la construction de nouveaux barrages et une plus intense exploitation des aquifères, les déficits dans les bilans hydriques ont été peu à peu compensés

(Ph. Bziouat)

«La situation dans la région de Souss-Massa, en ce qui concerne les ressources hydriques, ne cesse d’empirer d’année en année. L’augmentation continue de la demande en eau, amplifiée par des périodes de sécheresse successives, entraîne, irrémédiablement, un appauvrissement de ces ressources, non seulement du point de vue quantitatif, mais aussi de leur qualité. Actuellement, la situation est critique». C’est le constat relevé par la dernière «étude de révision du Plan directeur d’aménagement intégré des ressources en eau (PDAIRE) des bassins du Souss-Massa». Ce rapport analyse, entre autres, la situation actuelle et les projections dans l’avenir de la demande en eau potable et industrielle dans la zone d’action de l’Agence du bassin hydraulique du Souss-Massa (ABHSM). La zone d’étude concernée par l’étude comprend les préfectures Agadir-Ida Outanane et Inezgane-Aït Melloul ainsi que les provinces de Chtouka-Aït Baha, Taroudant et Tiznit. Pour pallier ce déficit croissant depuis des décennies, la question a été axée surtout sur l’offre. «Il faut faire prendre conscience aux consommateurs d’eau, à tous les niveaux, qu’ils doivent agir sur la consommation pour inverser le processus de détérioration dans lequel le bassin du Souss-Massa est plongé», explique un responsable à l’ABHSM. «Étant donné que la disponibilité en eau est limitée, il convient d’adapter la demande à ce volume et non pas l’inverse», ajoute-t-il.
Pour ce qui est de la caractérisation de la demande en eau actuelle, l’étude relève que la majorité de la population de la région vit en milieu rural, le taux d’urbanisation de cette dernière étant de 34%, contre 51,4% au niveau national. Dans le Grand Agadir, le développement urbanistique prévu pour les années à venir va se traduire par une transformation très importante de la région. Ce processus d’expansion des villes est associé à un changement d’habitudes qui se traduit par une amélioration des services basiques. Dans le cas de l’approvisionnement en eau, cette amélioration est reflétée par une augmentation de la dotation brute, due à l’apparition de nouveaux besoins de la population.
Le changement des habitudes lié au développement des villes est aussi vrai pour les autres centres urbains de l’aire de l’étude. Cependant, les consommations d’eau unitaires de ces villes et centres urbains sont assez inférieures à celle du Grand Agadir, justement à cause de leur niveau de développement plus bas. En milieu rural, la production et distribution de l’eau potable est une question encore plus difficile à résoudre, non seulement pour sa rareté, mais aussi pour la difficulté de sa distribution. La plupart des usagers ne sont pas branchés aux réseaux, et ils adaptent leurs besoins en eau à un minimum qui garantit la subsistance. Il faut aussi noter la grande importance de la consommation du cheptel dans le milieu rural.
Pour ce qui est des rendements des réseaux d’eau potable, ils peuvent être considérés satisfaisants pour l’ensemble des centres urbains du bassin du Souss-Massa. En majorité, ils dépassent la valeur de 75%. Pour l’avenir, parmi d’autres objectifs, l’Onep a prévu une amélioration globale des rendements des réseaux de distribution, pour obtenir des valeurs autour de 80%. En considérant l’évolution de la demande en eau, il faudra améliorer également les réseaux pour atteindre 85%. Cependant, il faut, non seulement considérer les rendements des réseaux, mais aussi celui de l’adduction.

 

Projets

Parmi les projets au programme du conseil provincial d’Agadir Ida-Outanane, figure le renforcement de l’alimentation du Grand Agadir à travers le dessalement de l’eau de mer pour un débit global de 1.160 litres par seconde, ce qui équivaut à 100.000 litres par jour. Le début des travaux est prévu en 2012. Le coût global du projet est de 1,3 milliard de DH (cf.www.leconomiste.com). D’un autre côté, les différentes localités rurales bénéficient de projets qui ont été réalisés ou sont en cours de réalisation pour renforcer le réseau de distribution de l’eau potable. Parmi les projets prévus pour 2011 dans la commune d’Immouzer, la construction de fontaines publiques pour alimenter 50 douars. Dans la commune de Drarga, il est prévu de renforcer le réseau à Drarga centre. Le coût global pour ces deux projets est de près de 56 millions de DH. D’autres projets pour l’alimentation de plus de 260 douars à Agadir-Ida Outanane sont en cours d’étude et nécessiteront quelque 406 millions de DH.

 

Fatiha NAKHLI

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