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Focus

L’Anrt au Club de L’Economiste
Internet très haut débit, le grand chantier

Par L'Economiste | Edition N°:3543 Le 02/06/2011 | Partager
Un plan national sera prêt fin septembre
Fibre optique, aménager le territoire selon les besoins

Le Plan national pour l’accès au très haut débit est attendu pour septembre 2011. Deux cabinets, Roland Berger et Analysis, planchent actuellement sur ce projet. L’idée est d’établir une carte où seront identifiées les zones prioritaires, où seront pris en compte des critères tels que la densité démographique, l’activité économique, le degré de rentabilité… L’aménagement du territoire sera donc gradué en fonction des spécificités de chaque commune, province et région.
Ce chantier majeur vise à aménager le territoire en fibre optique en vue d’accroître le flux des réseaux. L’internet très haut débit est supérieur à celui débité par l’ADSL. Sur le fixe, on parle d’un très haut débit allant jusqu’à 1 Gbit/s, soit 50 fois le meilleur débit proposé actuellement par le marché.
Il y a urgence. Car le mode de consommation d’internet a changé à tel point que le débit actuel ne suffit plus. Les téléchargements massifs de vidéos, musiques… mobilisent les réseaux: 71% des internautes y ont recours. L’internet sans fil (3 G) accentue la pression. Surtout que plus de la moitié des 2,1 millions d’abonnés sont connectés par ce biais. Le trafic internet s’accapare 80% de l’utilisation du réseau télécom pour 20% du revenu. En revanche, c’est la tendance inverse qui est constaté au niveau de l’inutilisation voix: téléphonie mobile surtout. L’Anrt relève également que la bande passante est utilisée surtout pour le trafic international: la connexion vise des contenus étrangers. Et contrairement à l’internaute français, l’usager marocain n’alterne pas entre les deux modes de connexion que sont le wi-fi et la 3G. Ce qui augmente encore plus la pression sur les réseaux.
Vu les besoins, le principe d’une connexion illimitée sera-t-il enterré? L’enquête NTI 2010 précise que «l’évolution des usages (…) impose des limites et des contraintes en termes de qualité d’accès…». L’une des pistes, selon le régulateur, est «qu’il n’y ait pas de limitation de volume mais une graduation du débit». Mais pas question pour le DG de l’Agence, Azdine El Mountassir Billah, de bafouer le principe de la neutralité du Net: «les opérateurs n’imposent pas d’aller vers un contenu en particulier».
L’équation est financière aussi. L’Etat, lui, est «sorti du secteur et n’y reviendra pas», affirme le régulateur. Le but étant «d’encourager les opérateurs via une règlementation incitative». D’où l’autre enjeu du chantier de la fibre optique, celui des licences nouvelles générations, pour les réseaux fixes notamment. Elles sont envisagées pour 2011. La note d’orientation 2010-2013 vise en effet à développer les réseaux fixes et internet. Le très haut débit verra ainsi émerger des opérateurs d’infrastructures. Des licences «pourraient leur être accordées». L’ONE dispose déjà de 4.000 km de fibre optique; l’ONCF de 2.000 km…

Arbitrage
  


Un arrêté conjoint en rapport avec l’aménagement du territoire en fibre optique est attendu pour septembre 2011. Il sera signé par les ministères du Commerce et de l’Industrie et de l’Habitat. Rien que pour le logement social, 200.000 unités à construire par an. Ce programme s’étale sur cinq ans. Autrement dit, ces logements seront-ils équipés par la fibre optique? Question politiquement très sensible et embarrassante. L’Agence, elle, se veut seulement être «une force de proposition». Elle laisse le soin au gouvernement «de faire son choix», précise le DG. En tout cas, les promoteurs immobiliers seraient «très intéressés». Leur fédération (FNPI) veut faire de l’internet très haut débit un produit d’appel pour le moyen et le haut standing. Pour le logement économique en revanche, l’affaire est plus compliquée. Qui en effet supportera le surcoût de la fibre optique?


Faiçal FAQUIHI

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