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Culture

Arts plastiques
Belle rétrospective de Fatna Gbouri

Par L'Economiste | Edition N°:3542 Le 01/06/2011 | Partager
Une exposition du 2 au 25 juin à Loft Art Gallery
L’artiste comparée au Douanier Rousseau

Du tissage de tapis, Fatna Gbouri est passée à l’art plastique avec une facilité étonnante. La cote des œuvres de cette artiste analphabète qui n’a jamais suivi un cours d’art s’envole dans les ventes aux enchères

UNE pluie de couleurs, de personnages et de symboles. Les œuvres de Fatna Gbouri sont tout cela à la fois. Autodidacte affranchie de toute pratique académique, l’artiste «s’est faite toute seule». Aujourd’hui, elle est considérée comme l’un des maîtres de l’art naïf marocain. Les prix de ses toiles s’envolent dans les enchères organisées par les maisons de vente de la place. Et la rétrospective que lui consacre Loft Art Gallery à Casablanca est donc tout à fait légitime. «Les œuvres de Fatna Gbouri font partie du patrimoine culturel marocain et sont exposées partout dans le monde. Elle mérite un tel hommage», expliquent Yasmine et Meryem Berrada, propriétaires de la galerie Loft.
Au menu, une cinquantaine d’œuvres qui retracent tout le parcours de Fatna Gbouri, depuis son premier coup de pinceau à l’âge de 59 ans. C’est en effet en 1984 que l’artiste a commencé à dessiner, encouragée par son fils Ahmed Mjidaoui, professeur d’arts plastiques et artiste peintre. Jusque-là, sa mère tissait des tapis. Et c’est avec une facilité étonnante qu’elle est passée à la toile, à l’encre de Chine et à la gouache. Un peu gauche au début, elle a affiné son style en retraçant ses souvenirs d’enfance, la vie à la campagne. Résultat, des tableaux simples et pleins d’authenticité qui «parlent à tout le monde».
Minutieuse, elle accorde une grande place aux détails: costumes folkloriques, animaux, scènes de la vie quotidienne, etc. C’est le monde selon Fatna Gbouri. Un monde apaisé et reposant. Dans ses toiles, les couleurs sont chaudes et illuminent leur environnement. L’artiste semble tellement emballée qu’elle peint même sur les cadres. Une particularité de plus chez cette peintre hors du commun. «La peinture est une révélation spontanée de mes sentiments à travers la forme et les couleurs», affirme l’artiste. «Son style est pur, brut, spontané. Son caractère ingénu, son emploi des couleurs vives et de la perspective n’est pas sans rappeler les œuvres de Douanier Rousseau, figure emblématique de l’art naïf», souligne Anne-Hélène Decaux, directrice artistique.
Fatna Gbouri est née à Tnine Gharbia (province de Safi), en 1924. Elle y vit toujours et continue à dessiner sa vie quotidienne. Une vie en jaune, orange, mauve, bleu… Bref, une vie simple et heureuse.

F. E. O.

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