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Europe

L’affaire des «concombres contaminés» divise

Par L'Economiste | Edition N°:3542 Le 01/06/2011 | Partager
Les producteurs espagnols sont inquiets
Pas de risque pour le Maroc?

La forme virulente d’infection imputée à des concombres inquiète toujours l’Europe. En cause un sous-type de la bactérie dangereuse E.coli enterohémorragique (Eceh), propagée par des légumes et qui se niche également dans la viande crue. Ce micro-organisme de la bactérie E.coli est producteur de shiga-toxines (STEC). Ces derniers peuvent entraîner des manifestations cliniques variées (diarrhée banale ou sanglante) pouvant évoluer vers une complication grave : le syndrome hémolytique et urémique (Une affection potentiellement grave affectant principalement les enfants de bas âge, moins de 3 ans). La transmission à l’homme de cette bactérie se fait par la consommation d’aliments contaminés. L’incubation est de 5 à 7 jours (voir infographie).
A ce jour, le Centre anti-poison et de pharmacovigilance du Maroc n’a reçu aucun appel des citoyens signalant une intoxication dont l’origine est liée aux concombres, précise Dr. Leïla Aoued, chargé du dossier toxi-infection alimentaire collectif au centre. Il n’y aurait aussi pas de risque puisque le Maroc n’importe pas des concombres!
La souche bactérienne (0104/H4) actuelle est «très rare», relève le Centre européen de contrôle des maladies (ECDC). Les experts soulignent aussi que cette épidémie est inhabituelle. «Alors que les cas de SHU sont observés chez des enfants de moins de cinq ans, cette épidémie touche 87% des adultes, principalement les femmes (67% des cas)», selon l’ECDC. Sa propagation est particulièrement rapide.
Les premiers cas sont apparus en Allemagne début mai, particulièrement dans le nord. Fin mai, Berlin dénombrait plusieurs personnes infectées et des décès. Des cas ou des suspicions de cas ont été signalés en Suède, au Danemark, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, en Autriche, en France et en Suisse... Les soupçons se portent pour l’instant vers des concombres biologiques issus de cultures sous serres en Andalousie (sud de l’Espagne). Toutefois une contamination le long de la chaîne de distribution n’est pas exclue et les résultats des analyses ne seront pas connus avant ce mercredi. Les producteurs espagnols sont inquiets et en colère. Pour l’Espagne, premier producteur européen de concombres, l’épidémie est économique.
L’Espagne, où ont été produits les légumes accusés d’être à l’origine de l’intoxication, réfute toute responsabilité et exige des explications. Par précaution, de nombreux Etats européens ont renforcé les contrôles voire suspendu l’importation des concombres ou des légumes en général en provenance d’espagne ou allemande.

Fatim-Zahra TOHRY

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