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Europe

Dette Grecque: L’Europe tente de positiver

Par L'Economiste | Edition N°:3542 Le 01/06/2011 | Partager
Athènes abaisse la TVA de 23% à 20%
Eviter la restructuration de la dette grecque, un intérêt général

La troïka (UE, FMI, BCE) préfère positiver la situation chaotique de la Grèce, consciente de l’enjeu économique et politique qu’elle représente pour l’Europe

Mobilisation générale pour éviter la restructuration de la dette hellénique. La troïka (UE, FMI, BCE) a fini par autoriser le gouvernement grec à réduire le taux de la TVA de 23% à 20%. Une des principales revendications de l’opposition.
Le parti conservateur avait en effet, voté contre le plan d’aide international, accordé à Athènes en mai 2010. Il avait exigé une baisse des impôts pour soutenir l’économie et d’éviter à la Grèce de faire défaut. Revirement de situation aussi du côté allemand. L’Allemagne a finalement changé de bord, annonçant qu’elle renonçait à sa demande de ré échelonnage de la maturité des obligations grecques.
Tout le monde semble s’être mis d’accord pour éviter une restructuration de la dette grecque qui représente une perte générale que tout le monde paierait.
La BCE a acquis des obligations souveraines grecques à travers son programme d’achat d’obligations. L’institution aurait déboursé plus de 40 milliards pour acquérir 50 milliards de nominal d’obligations souveraines de la Grèce. Concrètement, la Banque centrale européenne a payé ces obligations au prix de 80% du nominal, lesquelles ne valent plus que 50% aujourd’hui. Par ailleurs, la BCE a accordé un prêt de 90 milliards de d’euros aux banques grecques qui ont laissé, comme garantie de prêt, 145 milliards d’euros de nominal d’obligation. Cela revient à estimer la perte de la Banque européenne à plus de 195 milliards d’euros en obligations grecques.
Les banques grecques, de leur côté, détiennent entre 50 milliards et 70 milliards d’obligations souveraines. Leur capital s’établit à 29 milliards d’euros pour une capitalisation boursière de 12 milliards d’euros. Un «Hair cut » de 50% ne laisserait donc plus que 4 milliards d’euros de capital aux banques du pays. Dans ce cas une recapitalisation serait nécessaire.
Les entités publiques seraient elle aussi fortement touchées. Elles détiennent environ 30 milliards d’euros de nominal de dette publique et ont déjà provisionnées plus de 30% de pertes sur ces titres. Un « Hair cut » de 50%, dans ce cas, engendrerait 6 milliards de pertes supplémentaires.
Les banques européennes ne sont pas non plus épargnées. Elles détiendraient entre 35 milliards et 50 milliards d’euros d’obligations souveraines. Si la participation du secteur public venait à s’ajouter, les montants pourraient devenir problématiques. La participation totale atteindrait donc 150 milliards d’euros d’obligations. Un défaut de l’Etat aurait donc des conséquences désastreuses sur ces obligations qui subiraient une forte décote. Le secteur pourrait alors souffrir des réticences des investisseurs, ce qui mettrait à mal le refinancement sur le marché. Les Banques allemande et française seront les plus touchées. Ce qui explique l’implication directe de ces deux pays dans le dossier grec. Un défaut de l’Etat grec pourrait par conséquent lourdement pénaliser aussi bien le pays que l’Europe. Les institutions et Banques européenne seraient directement touchées mais pourraient absorber le choc, momentanément. Pour l’heure, la perspective de sortie de crise rapide de la Grèce soutient les bourses européennes qui ont connu un rebond de l’Euro.

Houda SIKAOUI

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